vendredi 20 mai 2011

Lancement des livres édités en 2010-2011 : un groupe d’édition au chevet des écrivains maliens




Le journal le Republicain- Mali du 20 Mai 2011.

Le Figuier, Edis, Balani’s, Jamana, Cauris Editions et l’Association Sinsinbere, ont procédé au lancement des œuvres de Issaka Ahmadou Singaré, Jean Bosco Konaré, Mme Singaré Salamatou Maiga, Samba Niaré et Solomani Diakité. C’était au centre international de conférences de Bamako le 19 mai 2011. Etaient présents : le ministre de la culture, son homologue de la jeunesse, des écrivains venus de partout du pays, les hommes de culture et de nombreux invités.

« L’option pour une culture de la famille », tel est l’objectif visé par ce groupe d’éditions qui vient de lancer des œuvres d’écrivains de taille. Les œuvres furent tour à tour présentées par des sommités de renom après la présentation de la pièce de théâtre « Graine de sable » par l’acteur Michel Sangaré. En effet, Sidi Dagnoko a eu le privilège de présenter le livre de Jean Bosco Konaré sur Saboussiré, ville martyre et historique de la pénétration française. Selon le présentateur, l’écrivain a fait beaucoup de recherches. Il a révélé les idées de Fily Dabo Sissoko depuis les années 1945 à propos de la colonisation.

Ce livre, a-t-il indiqué, a évoqué les enjeux de la conquête coloniale, la pénétration et l’implantation française au Soudan. M. Dagnoko a expliqué la problématique du théâtre malien, son contenu avant l’ère démocratique en rappelant le contexte dans lequel « Graine de Sable » est né. Selon lui, cette pièce a été victime de censure des membres de la biennale de 1982. Cette pièce produite par le district de Bamako, 2ème au classement général, a été déclassée par les membres du jury. Il a parlé l’originalité de la pièce et de sa théâtralité car l’auteur pose le problème de la confiscation du pouvoir. Le deuxième caractère qu’il a révélé est que ces deux ouvrages sont d’une brûlante actualité. M. Dagnoko dira qu’il y a nécessité d’une réaffirmation de la présence africaine sur le plan international et a suggéré la création d’un cercle d’études qui s’appellera « Afrique Caraïbes ». Après, deux ouvrages de Issaka Ahmadou Singaré seront présentés par Ousmane Konaté. Il s’agit de « A bâtons rompus » qui révèle l’histoire de grain à Bamako où on réfléchi sur des questions importantes de la nation. Le thème de cet ouvrage porte sur l’impact de l’utilisation du bois de chauffe et du charbon. Il évoque également le problème de développement. Le deuxième ouvrage est « Les empoisonneurs de nuit ». Une histoire de flèches où les tueurs implacables sont des enfants en missions commandées. L’auteur évoque ici les crimes organisés par les adultes qui envoient les enfants pour tuer des personnes.

Ce sont en principe des empoisonnements faits par des spécialistes qui connaissent bien la nature. M’Bamakan Souko, quant à elle, présentera la trilogie, une série de livre de Samba Niaré : « un acte d’amour » dont « dajourou » est le sous-titre du premier volume, « Prantiké » acte d’amour II et le volume III qui relate une histoire de sida lequel décime un beau monde au « rail da ». Selon la présentatrice, ces œuvres ont un particularisme dans la trilogie de l’auteur. L’avant dernier ouvrage sera « Costume sacré » de Solomani Diakité ou l’araignée est prise dans sa propre toile. M. Bany a présenté le livre du professeur Singaré sur André Malraux, Léopold Sedar Senghor, Fily Dab Sissoko. Les deux premiers écrivains a-t-il indiqué, pensent qu’il faut partir du culturel vers l’économie et qu’il faut adapter le marxisme aux réalités modernes.

Parlant de l’ouvrage de Salamatou Maiga, il estime que l’auteur analyse l’œuvre de Fily Dabo Sissoko qui dans son contexte parle de la renaissance de la littérature malienne de 1930 à 1940, le rôle de l’écrivain.

D’autres auteurs ayant produit un dictionnaire en peulh seront à l’honneur. La seconde partie de ce lancement sera la remise de prix. Le ministre de la culture Hamane Niang a vivement encouragé les auteurs et les éditeurs. Il a encouragé la production qui peut permettre à notre culture de s’imposer sur le plan international. Selon lui, il y a une double dépendance à laquelle nos écrivains sont confrontés. Il a encouragé aussi l’édition des livres dans nos langues nationales. Enfin le ministre le la culture a invité ses collègues de la jeunesse, des enseignements à s’impliquer pour cultiver le goût de la lecture chez les élèves et étudiants.

Fakara Fainké.

dimanche 24 avril 2011

Journée mondiale de lutte contre le paludisme





25 avril 2011

Environ la moitié de la population mondiale, soit près de 3, 3 milliards de personnes, est exposée au risque de paludisme. Chaque année, environ 250 millions personnes contractent la maladie et près de 800 000 en meurent. Les habitants des pays les plus pauvres sont les plus touchés.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme - instituée par l'Assemblée mondiale de la Santé lors de sa 60e session en mai 2007 - a pour but de faire prendre conscience de l'effort mondial nécessaire pour lutter efficacement contre le paludisme. Elle donne l'occasion:

aux pays affectés de tirer parti des expériences des uns et des autres et de s'entraider;

à de nouveaux bailleurs de fonds de rejoindre un partenariat mondial contre le paludisme;

aux institutions académiques et instituts de recherche d'attirer l'attention tant des experts que du grand public sur leurs progrès scientifiques et

aux partenaires internationaux, aux entreprises et fondations de montrer les actions entreprises et de réfléchir aux moyens de développer davantage ce qui a bien marché.
 

samedi 23 avril 2011

Journée mondiale du livre et du droit d’auteur : Quel avenir pour le livre à l’heure des Tics ?





Le Republicain -Mali du 19 Avril 2011.

« Les livres sont à la fois objet et idée. Forme matérielle au contenu immatériel, ils expriment la pensée d’un auteur et prennent un sens dans l’imagination des lecteurs. Si la lecture est une conversation privée, les livres représentent le partage – partage de l’expérience, des connaissances, de l’intelligence du monde ».


Telle est la description faite par la Directrice générale de l’UNESCO Mme Irina Bokova, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le 23 avril 2011. Le livre est donc une richesse inestimable qui en vaut la peine d’être célébrée. Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, les livres constituent le mode de dialogue le plus efficace qui soit entre les individus, au sein des communautés, entre les générations et avec les autres sociétés. Cet outil de dialogue unique doit être protégé. Le livre face à son avenir Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. Ses retombées seront profondes et durables, explique Mme Irina Bokova.

« Il est de la responsabilité de l’UNESCO d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible, tout en préservant ces valeurs et ces formes d’expression que nous partageons et que nous chérissons. Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées », souligne-t-elle. Ce changement suscite aussi de vifs débats sur les forces et les faiblesses des différents types de produits, la nature du droit d’auteur aujourd’hui, le rôle des bibliothèques face au savoir en ligne, la signification du concept d’auteur à l’ère des blogs et des wikis. L’analyse de ces débats complexes met l’UNESCO en première ligne.

D’où la pertinence du thème : «Le livre demain : le futur de l’écrit », prévu pour le deuxième Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, qui se tiendra en juin à Monza (Italie). Les livres représentent sans doute une expression de la « capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires et de les faire parler. Ce sont les meilleurs messagers de la tolérance. De vibrants signes d’espoir. Les livres sont les piliers des sociétés libres et ouvertes », indique Mme Irina Bokova. Selon elle, les livres doivent être protégés et leur richesse doit être rendu accessible aux 800 millions d’adultes qui ne maîtrisent pas encore la lecture. « Nous devons étudier sous tous leurs aspects les transformations qu’ils connaissent aujourd’hui. Ils sont les promesses auxquelles nous nous rallions en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ».

B. Daou

dimanche 20 février 2011

Journée Internationale de la langue maternelle





En 1999, le 21 février a été déclaré Journée Internationale de la Langue Maternelle par l’UNESCO.

Ce même 21 février, en 1952, cinq étudiants de Dacca ont donné leur vie afin que le Bangla soit nommé langue officielle dans ce qui était à l’époque le Pakistan oriental, et qui est devenu le Bangladesh après la guerre de libération.

Une culture de paix ne peut se construire que dans un espace où tout le monde a le droit d’utiliser sa langue maternelle pleinement et librement dans toutes les différentes circonstances de la vie.

L'Institut International du Théâtre soutient la résolution de l’UNESCO qui affirme que la reconnaissance et le respect pour la diversité culturelle dans le domaine du langage inspirent une solidarité basée sur la compréhension, la tolérance et le dialogue, et que toute action qui favorise l’utilisation des langues maternelles sert non seulement a encourager la diversité linguistique et l’éducation multilingue mais nous sensibilise davantage à la multiplicité des traditions linguistiques et culturelles dans le monde.

"La Journée Internationale de la Langue Maternelle est une opportunité pour les gens de théâtre du monde entier, de faire partager le caractère unique de chaque culture, dont la langue est le vecteur. Les mots, la langue, ont aussi un rôle clé dans le monde du théâtre.

En tant que défenseur des droits culturels de chaque peuple et du maintien d’une universalité passant par la diversité culturelle, l’IIT considère la Journée Internationale de la Langue Maternelle comme une merveilleuse occasion de maintenir ce noble objectif, et lance un appel aux communautés théâtrales à travers le monde, à s’associer à cette Journée, telle qu'elle a été déclarée par l'UNESCO.

Si les langues nationales sont menacées d’extinction, ce sont les théâtres nationaux qui sont aussi menacés. Nous croyons sincèrement que le théâtre peut jouer un rôle important dans la préservation des droits des langues maternelles."

samedi 29 janvier 2011

Festival Essakane:COMMUNIQUÉ DE PRESSE POST EDITION 2011








Pari tenu, challenge vaincu : le Festival au Désert 2011 s’est bien tenu, contre vents et marrées. Mieux encore et dépassant toute attente : cette dernière édition a été un succès total, que certains observateurs qualifient de « fête de joie et d’émerveillement pour le plus grand bien de la Paix et de l’Humanité ». L’événement s’est en effet, passé dans l’atmosphère désertique dans une ambiance Saharienne, amicale et festive, sur fond d’échanges et de Rencontre des Cultures et Civilisations.
 
Une belle parade des chameliers s’est déroulée sous la présidence de Son Excellence Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali.

Aucun de nos hôtes n’a été inquiété encore moins menacé pour sa sécurité, démentant ainsi, les prévisions et les affirmations hypothéquant le déroulement du Festival au Désert, déclarations et directives mettant l’événement sur une ligne rouge interdite et infréquentable. Il semble que le Temps et le Désert aient décidé d’un sort différent de celui que certains avaient présagé ! Bénie soit la protection Désertique et Saharienne ! 

Le déroulement de cette onzième édition a été garanti et rendu possible par cette évidence dont nous avions parlé dans nos dernières publications : La transversalité et l’action du Festival au Désert font qu’il est devenu, en dix ans, un événement essentiel, pour le Sahara, pour la région de Tombouctou, pour la Culture et le Tourisme au Mali et pour l’Esprit du voyage et de l’Aventure.

 Le Festival au Désert est une rencontre sans précédent, dont le credo, est la paix et le dialogue des Cultures et des Civilisations. En outre, cette ouverture permet au monde d’accéder à un héritage, ancien et méconnu, du patrimoine de l’Humanité : Cultures et Civilisation Saharienne, jadis dans une réclusion Désertique.

 Le Festival au Désert s’est imposé en acteur indispensable, particulièrement pour les nomades de la région, dont il jouit de ce fait, d’une protection toute particulière sécurisant son déroulement et garantissant son existence. Ces fondements garantissent la paix régionale, au Sahara, et la stabilité de notre monde, ces points ont permis aux organisateurs de vaincre le pessimisme, de croire, malgré le challenge parfois lourd, le défi constant et la bataille toujours renouvelée pour rendre possible cette rencontre essentielle, toujours aussi singulière, aussi gigantesque et unique. 

La recrudescence et la globalisation des violences font que notre monde n’est pas plus dangereux à Tombouctou, Bagdad, Sanaa, Téhéran, Kaboul qu’à Athènes, Paris, Rome, Londres ou New York… Beaucoup d’événements démontrent cette réalité sans frontières allant à l’encontre de l’esprit et du principe du Festival au Désert, réalité que notre festival dénonce et contre laquelle nous luttons constamment en perpétrant l’événement dont le credo est la paix et la rencontre ! Réalité comprise, mesurée et dépassée par plus de 700 étrangers (principalement d’Europe Occidentale, d’Amérique du Nord et du Sud, mais aussi d’Asie et d’Australie…).

 Ils sont venus participer à cette dernière édition, du Festival au Désert. Nous leur remercions de nous avoir fait confiance et d’avoir écouté leur cœur leur disant de participer à ce rassemblement des Cultures, susceptible d’effacer les ignorances et d’atténuer la peur de l’autre et de la différence pour une espérance d’avenir et un lendemain plus sur, pour les générations futures. Le message est rapporté par une centaine de journalistes accrédités pour cette édition 2011. Ils sont venus d’Allemagne, de Taiwan, de Colombie, du Mexique, de Etats-Unis d’Amérique, de France, du Luxembourg, d’Angleterre, d’Italie, d’Espagne, de Suisse, de Suède, du Danemark, d’Afrique du Sud, de Mozambique, du Liberia, d’Algérie, de Mauritanie, du Mali....

Cette onzième édition du Festival au Désert a mobilisé une logistique particulièrement lourde et très coûteuse, face à un déficit budgétaire que nous avons néanmoins pu surpasser. En conséquences, les conditions logistiques peuvent parfois ne pas être à la hauteur de notre espérance, nous regrettons les éventuels inconvénients, que cela ait pu avoir sur nos festivaliers. Malgré cette difficulté financière, omniprésente, parfois handicapante, à chaque édition, le bilan général de cette édition est un succès, à l’image des commentaires positifs de nos participants. 

Tombouctou grouillait d’un monde si différent venu des cinq continents. Cette ville fut jadis interdite aux étrangers, cette époque est bien loin et bien révolue ! Tout près, à la sortie nord, à la porte d’entrée des caravanes, s’était monté un camp qui prenait l’allure et la forme des campements nomades de la région. Les Sahariens s’étaient donné rendez-vous ici trois jours durant : les tentes les unes près des autres, pour rencontrer et accueillir, dans une tradition d’hospitalité historique, légendaire et reconnue, le reste du monde et pour célébrer ensemble une communion inoubliable et saisissante dont personne ne voulait revenir. Le rassemblement est estimé à plus de 10.000 personnes.

Des prix importants ont été décernés aux plus beaux chameaux et aux gagnants de la course co-organisée, en jumelage avec la commission d’organisation qui célèbre le Cinquantenaire de la souveraineté du Mali. La direction du Festival au Désert exprime sa gratitude à Son Excellence Amadou Toumani Touré et à tout son gouvernement pour le soutien et le support inestimables qui ont rendu cette édition du festival possible.

La venue du chef de l’État est un gage de sécurité sur le site du Festival au Désert. Dans ses déclarations à la presse et au public, Son Excellence Amadou Toumani Touré a rappelé plusieurs fois que l’insécurité existe partout, que les interdictions et les mises en gardes aux voyageurs étrangers, notamment, occidentaux dans la partie Saharienne au Mali, sont injustifiées. Le sens des propos du chef de l’État Malien consiste à dire qu’en interdisant le Festival au Désert, levier du développement local, les hypothétiques risques et menaces qui alimentent la peur et accroît un sentiment d’insécurité infondé dont les conséquences sur les populations locales peuvent être plus graves.

Au crépuscule de la dernière soirée, la présence du chef de l’État a été saluée, par l’ensemble des artistes lors d’une géante « Jam Session », entamée par l’Hymne National du Mali, les chœurs se sont poursuivis dans une ambiance quasi « religieuse » et cérémoniale, à l’image d’un public totalement conquis. Le Festival au Désert fait écho à cet Hymne, en prônant, depuis sa création, il y a onze ans, un Mali uni, riche de ses différences et ouvert au reste du Monde. 

Des grands noms des musiques du monde se sont produits. Citons sur le plan international : Najma Akhtar (Inde), Leni Stern (Usa), Dinamitri et Politi (Italie), Sanjosex (Barcelone), Etrane Finatawa, Bambino (Niger), Waflash (Sénégal). La scène Malienne a été représentée par : Oumou Sangaré, Tartit, Habib Koité, Bassekou Kouyaté, Khaïra Arby, Vieux Farka Touré, Amanar, Amkoullel…etc. Ces artistes ont offert des spectacles et des compositions, parfois, des créations mixtes et improvisées, les représentations étaient de couleurs très variées et hétéroclites à l’image justement du public pour lequel les artistes qui en puisant leur inspiration dans le désert donnaient le meilleur d’eux-mêmes.

Les spectateurs étaient très enthousiastes, ils en redemandaient toujours, bien que des concerts se poursuivent très tard dans la soirée. Le summum de l’émotion est atteint, la fraîcheur désertique faisait créer des groupes au tour de feux de camp, sur la dune qui servait de tribune à la grande scène. Devant les tentes où tout le monde logeait, les conversations se poursuivent tard dans la nuit, au tour de feu, parfois jusqu’à l’aube ou au petit matin, créant une ambiance de rencontre chaleureuse et amicale.

Tombouctou, cité mythique, abrita les 6-7 et 8 janvier 2011 le Festival au Désert : une rencontre des Cultures et de Civilisations sans précédent ! Tombouctou, là où, le Royaume Almoravide, le plus puissant de son temps régnant sur une partie de l’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de l’Espagne, rencontre les empires du Ghana et du Mali, rapports permettant la fondation de la ville Mystérieuse, jadis interdite, rencontre donnant naissance aux paysages, social, ethnique et racial actuel au Sahara. Tombouctou, là où, le commerce caravanier était florissant, là où le savoir et la connaissance avaient le sens de la Haute Culture… Tin bouctou, ville carrefour, entre nord et sud, destination, fascinant les voyageurs au long cours et les explorateurs, refuge des écrivains et des poètes…

 La douzième édition du Festival au Désert sera les 12-13 et 14 Janvier 2012, les esprits d’Ibn Battûta et de Marco Polo se croiseront, chemineront ensemble à travers l’immensité Saharienne, puis, bien au-delà, pour une quête spirituelle, pour l’esprit de l’Aventure, pour un dépaysement total et pour la recherche de sensation et de l’Authenticité.


Contact Presse :
Intagrist El Ansari
Responsable Médias et Communication
Festival au Désert-Essakane
Tél : + 223 76 63 66 46


samedi 18 décembre 2010

Biennale artistique et culturelle 2010 : Le rendez-vous de Sikasso débute ce dimanche












Le Journal  Bamako Hebdo- Mali du 18/12/2010.

Après Ségou en 2005 et Kayes en 2008, Sikasso accueille du 19 au 29 décembre 2010, la 3ème édition de la délocalisation de la Biennale artistique et culturelle. Pendant dix jours, il y aura des manifestations partout dans la capitale du Kénédougou. Rappelons que la désignation de Sikasso avait été faite lors de la clôture de l'édition de Kayes par le président de la République, à la grande surprise de tout le monde car c'est la région de Gao qui avait exprimé son désir d'accueillir la grand-messe de la jeunesse malienne.

L'ouverture de cette grande fête sera présidée par le président de la République, Amadou Toumani Touré, dans l'après midi du dimanche 19 décembre 2010, dans le stade Babemba Traoré. Au programme, Nahawa Doumbia, hymne de la biennale avec les étudiants du conservatoire, Dougakoro Diarra balafoniste, les flûtistes et le défilé des troupes régionales. Il y aura deux discours : celui du gouverneur de Sikasso et du président de la République. Cette cérémonie d'ouverture sera sanctionnée par la présentation du mouvement d'ensemble " les aubergines du roi " et de la symphonie de balafon. En plus du stade Babemba Traoré, qui est retenu pour la compétition où siègeront les membres du jury, il y a la salle Lamissa Bengaly, la salle de la CCIM pour les activités en off.

C'est pourquoi, après la cérémonie d'ouverture, dans la nuit du même dimanche, la salle Lamissa Bengaly accueille la soirée de la Biennale, avec l'animation des orchestres Taras et INA, la pièce de théâtre ''Sunjata'' avec les formations nationales. Le vif du sujet, c'est-à-dire la compétition entre les régions et le district de Bamako, commence le lundi 20 décembre avec d'abord Bamako, puis Mopti, Ségou, Gao, Tombouctou, Kidal, Sikasso, Kayes et Koulikoro. Cet ordre de passage a été déterminé sur la base d'une course de vélos à l'issue de laquelle l'arrivée des concurrents a déterminé l'ordre de passage des troupes régionales.

Les disciplines retenues sont le théâtre, qui se fait à 75% en français, la musique avec un orchestre, le ballet, l'ensemble instrumental traditionnel, l'exposition d'objet d'art, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant. Chaque région est représentée par une troupe de 90 membres, dont des danseurs, chanteurs, instrumentistes et des encadreurs. Les délégations seront tous logées dans des écoles, qui serviront de sites d'hébergement.

On se souvient qu'à Kayes en 2008, le classement était Tombouctou, Ségou et Gao. Cette année, le district de Bamako, qui a été détrôné par Tombouctou, a tiré les enseignements de sa déconvenue de Kayes, surtout en ballet et solo de chant. On se souvient aussi que Sikasso avait fait une réserve sur Bamako, qui avait pris l'une de ses anciennes solistes. La réserve n'est pas partie loin, parce que le jury n'en a pas tenu compte. Mais à Kayes ce qui a retenu l'attention de tout le monde, c'était le réveil des régions du nord (Tombouctou, Gao et Kidal) qui ont laissé de bonnes impressions. Surtout Kidal qui, en 2005 était en manque d'effectif, mais aura son mot à dire à Sikasso afin de confirmer l'élan amorcé à Kayes.

Depuis la reprise de la Biennale, disons la semaine nationale de la jeunesse avec Pascal Baba Coulibaly, la région qui occupe la queue est celle de Koulikoro. Elle s'est toujours classée dernière au classement général, aussi bien à Ségou qu'à Kayes. Est-ce que le Maguetan va changer de rang cette année ? Tout comme Sikasso qui, depuis Bamako en 2003, n'est plus montée sur le podium. Notons qu'en plus de la bonne préparation de la fête, Sikasso ne doit pas oublier sa troupe qui a soif de podium. Mais, la région qui progresse d'édition en édition est celle de Ségou qui, quelle qu'en soit la compétition, est sur le podium : 3ème en 2003 à Bamako, même rang chez elle-même en 2005 et 2ème à Kayes. Les jeunes de la région des balanzan ne veulent pas se contenter du spectacle. Ils veulent monter sur la plus haute marche du podium.

En perspective, la fête doit être belle à Sikasso, riche en couleurs. Car au-delà de la fête de la jeunesse, cette édition est particulière parce que c'est une activité majeure des festivités du cinquantenaire. C'est même l'activité qui doit clore la fête du cinquantenaire dans notre pays. C'est pourquoi les Sikassois sont à pied d'œuvre partout dans notre pays. S'il s'agit de l'argent, ils en ont car mêmes les élèves ont donné une contribution individuelle de 50 FCFA (primaire) et 100 FCFA (secondaire) sans compte que l'Etat a offert une enveloppe de plus de 500 millions FCFA pour l'organisation de la Biennale. Mais dans tout ça, un bilan n'est -il pas nécessaire après la fête ?

Les membres du jury

Président : Professeur Oumar Kanouté (président)

Membres : Youssouf Doumbia (journaliste), Gaoussou Diawara, Racine M. Dia, Mamadou Bani Diallo, Moussa Ouane, Diahara Sanogo, Kadiatou Konaré, Fily Kondé.

Kassim TRAORE

samedi 4 décembre 2010

5 décembre 2010 : Journée mondiale du bénévolat

 
 
 
La Journée internationale des Volontaires (JIV) est une occasion unique pour les volontaires et organisations de volontaires de travailler ensemble sur des projets et des campagnes afin de promouvoir leurs contributions au développement économique et social tant au niveau local que national et international.

Cette Journée offre une occasion unique aux volontaires, aux organisations bénévoles, au système des Nations Unies, aux agences gouvernementales, aux ONG, aux groupes communautaires, à l'enseignement, aux groupes religieux, aux organisations sportives et récréatives et au secteur privé de travailler ensemble pour atteindre des buts communs, promouvoir et développer des programmes et des offres de volontariat.

RACONTE: Volontaires pour les OMD

Nous pouvons éradiquer la pauvreté. Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement nécessitera l'engagement de millions de personnes dans des actions de volontariat. Grâce à une communauté en ligne, «Raconte» vous invite à participer au débat international sur la façon dont le volontariat peut faire pencher la balance en faveur de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

lundi 29 novembre 2010

Festival Essakane 2011 : Contacts



BUREAU

Rue : 668 - Porte : 440

Baco-Djicoroni ACI Commune V - BAMAKO

Tel: +223 44 38 57 80 / +223 20 23 95 51

Pour  contacter le Festival Essakane via mail:

GENERAL

Commentaires, suggestions


VOYAGE

Questions sur les tours, transferts, couts

Information pour les voyageurs venant de l'UE

agencies@festival-au-desert.org

MUSIQUE/RESERVATIONS

Suggestions et soumissions groupes musicaux

artist@festival-au-desert.org

MEDIA

Questions sur l'accréditation/info media

vendredi 5 novembre 2010

Many Al Ansar, promoteur du festival d’Essakane : « Les occidentaux tentent de diaboliser le Nord »


Le journal Nouvelle Republique-Mali du 5/11/2010.

Suite à la campagne sur l’insécurité d’intoxication menée par les occidentaux, nous avons rencontré Many Al Ansar, promoteur du festival Essakane, qui nous a livré ses impressions sur la situation.

Nouvelle République : comment voyez- vous la campagne par rapport à la sécurité au nord de notre pays ?

Many : c’est vrai que cette campagne a commencé depuis quelques années déjà et ne fait que s’amplifier de plus en plus. Personnellement comme beaucoup de mes compatriotes ressortissants de ces régions, je trouve qu’il y a une exagération, que la réaction des occidentaux est démesurée. C’est pour cela qu’il faut qu’on s’organise, qu’on montre le vrai visage de nos régions. Je ne dis pas que rien ne se passe dans le Sahara, mais, je crois qu’on est en train de faire porter beaucoup au nord du Mali. A ce titre il faut que la bonne information soit donnée à l’opinion nationale et surtout internationale, car tout le monde connaît les effets de cette campagne sur le tourisme et sur l’économie en général.

Nouvelle République : quels sont effets de cette campagne sur la tenue du festival Essakane ?

Many : Avec dix ans d’existence, dont les cinq dernières années dans des conditions similaires, le festival Essakane a appris à vivre, à faire avec. Honnêtement comme les autres années on reste serein, le festival continue son petit bout de chemin, les inscriptions continues aussi bien de la presse, que des touristes, même si bien sur du coté des touristes ça aurait pu être mieux que ça ; mais le plus important dans tout ça c’est l’assurance que nous donne nos autorités de continuer. Effectivement, il n’y a pas de raisons qui nous empêchent de continuer.

Car, comme je le disais tantôt, ça fait dix ans qu’on fait venir des milliers de gens, dont près d’un millier d’occidentaux, qui viennent chaque année. Ils participent à la fête, ils font des voyages touristiques, ils découvrent notre culture et rentrent tranquillement chez eux, sans aucun incident. Alors, rien ne nous empêche de croire toujours et de continuer.

Nouvelle République : qu’apporte le festival en terme de retombées ?

Many : Les retombées du festival c’est vous les journalistes qui êtes mieux placés pour l’apprécier. Sinon je n’ai pas besoin de m’étaler dessus, il suffit de faire un petit calcul. Un millier de festivaliers, 850 exactement la dernière fois, plus les autres années qui traversent le pays, les hôtels, le transport, les cadeaux etc.

C’est très considérable pour l’économie aussi bien nationale que locale. Sans compter les retombées pour l’image du Mali, qui est le plus important.

Pendant les occidentaux tentent de diaboliser le nord du Mali, le rendant infréquentable, nous, on arrive à donner la preuve en invitant des milliers d’occidentaux à venir chez nous, à faire la fête, à découvrir notre hospitalité et notre culture et repartir en tout en sécurité. Ça c’est la meilleure réponse qu’on puisse donner. Coté culture, à travers toutes les télévisions, ces journalistes qui viennent permettent de développer notre culture à travers le monde. Les artistes se font découvrir par d’autres producteurs. Sans compter que le festival est né dans un contexte où, on sortait des événements malheureux du nord, qui ont crées un climat de méfiance entre les populations. Depuis lors on apprend à chanter, à danser, à s’approcher des uns des autres et être du même bord. C’est vraiment important.

Nouvelle République : vous avez un dernier appel ?

Many : Mon appel c’est à l’endroit de nos autorités, même si je ne minimise pas ce qu’elles font déjà. C’est pour leur dire qu’il est nécessaire qu’y ait aujourd’hui un élan national par rapport à la situation au nord, qui hypothèque beaucoup d’activités, aussi bien les activités de développement des ONG, que les activités touristiques et culturelles. Qu’il va falloir beaucoup communiquer, que les populations du nord et de l’ensemble du pays s’investissent dans ce sens. Que chacun joue sa partition pour sortir le pays de ce carcan médiatique dans le quel on tente de l’engouffrer.

Entretien réalisé par Harber Maiga

dimanche 31 octobre 2010

TOMBOUCTOU : LE FESTIVAL DU DESERT AURA BIEN LIEU


Le journal l'Essor - Mali du 28/10/2010.

Depuis sa première édition il y a une dizaine d’années, le Festival d’Essakane appelé aussi Festival du désert s’est présenté comme un espace d’échanges culturels et de distraction. La manifestation a vite pris une dimension internationale grâce aux médias nationaux et internationaux. D’année en année, le festival s’imposé en drainant des milliers de touristes. Compagnies de transports, hôtels, restaurateurs, artistes, guides touristiques, tous y trouvent leur compte.

Mais l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne menace le festival. En effet, des pays occidentaux ont déconseillé à leurs ressortissants de ne plus se rendre dans le nord de notre pays. Mais l’initiateur du festival Manny El Ansary assure que malgré tout, le Festival du désert se tiendra cette année.

Il considère d’ailleurs qu’il s’agit là d’un nouveau défi à relever. « Cette situation a commencé il y a déjà 3 ans quand des pays amis, à travers certains médias, ont engagé des campagnes de désinformation contre Tombouctou voire contre le Mali, un pays qui s’est beaucoup sacrifié pour la paix et la sécurité dans la sous-région. Je suis vraiment surpris par tant d’acharnement de la part de certains contre Tombouctou. Il peut y avoir des rapts, des vols, des attentats n’importe où dans le monde. Dieu merci chez nous à Tombouctou, il n’y a jamais eu d’enlèvement d’étranger. Aucun visiteur n’a été inquiété » souligne Manny El Ansary.

L’année prochaine comme lors de la dernière édition, le festival se déroulera dans les environs immédiats de Tombouctou. Cette année, la manifestation avait été délocalisée à Tombouctou parce qu’elle était jumelée à la Rentrée culturelle et à la quinzaine touristique et culturelle de la Région de Tombouctou.

Manny El Ansary explique que certains festivaliers préfèrent être dans les environs de la ville de Tombouctou pour pouvoir profiter des commodités offertes par les hôtels. L’édition 2011 aura donc également lieu dans les parages de la Cité mystérieuse. « Le festival est ouvert à tous ceux qui croient au Mali et à ses autorités », poursuit l’initiateur de la manifestation.

Les populations (les artisans, les hôteliers, les guides, les chameliers), tous attendent avec impatience que les pays occidentaux qui ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre à Tombouctou, de lever de cette mesure qui affecte le développement local et la croissance dans une région naturellement défavorisée par la nature.

M. SAYAH

AMAP-Tombouctou