vendredi 27 mars 2009

Anniversaire Mars 1991 : LES IDEAUX ET L’ESPRIT RESTENT INTACTS‏


Source:L’Essor n°16411 du 27 mars 2009.
Le sacrifice consenti par ceux qui se sont battus pour le pays ne sera jamais oublié
La date du 26 mars 1991 constitue un repère dans l’histoire de notre pays. Ce jour là, grâce à l’action combinée de la société civile et d’officiers patriotes, le Mali retrouvait la liberté et la démocratie. Au prix de nombreuses victimes civiles qui ont sacrifié leurs vies pour l’instauration d’un nouvel ordre porteur d’espoirs pour le pays.
En reconnaissance à ce sacrifice, les pouvoirs publics ont institué la Semaine des Martyrs. Les activités commémorant cette semaine culminent le 26 mars avec la célébration de l’anniversaire de la date qui marqua la fin du régime du parti unique.
Comme chaque année, le président de la République, Amadou Toumani Touré a sacrifié à une tradition désormais bien établie en déposant hier matin une gerbe de fleurs au Monument des martyrs en hommage aux victimes de la répression de mars 1991.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Modibo Sidibé, de plusieurs autres membres du gouvernement, et des présidents des Institutions de la République. Etaient également présents les représentants du corps diplomatique, les officiers supérieurs de l’Armée, les familles des victimes et bien d’autres acteurs du Mouvement démocratique.
Il était 8 heures 55 minutes lorsque le cortège présidentiel a fait son apparition sur la place du Monument dédié aux martyrs. Le chef de l’État a été accueilli par le Premier ministre, Modibo Sidibé accompagné du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Sadio Gassama, du gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné et du maire de Bamako, Adama Sangaré.
Après le salut aux couleurs, le président de la République a passé en revue un détachement des commandos parachutistes avant de procéder au dépôt de la gerbe de fleurs au pied du Monument aux martyrs. Un échange de poignées de mains avec les personnalités présentes a mis fin à la cérémonie.
Dans l’interview accordée à la presse, Amadou Toumani Touré a dit qu’il s’inclinait pieusement devant la mémoire des martyrs auxquels le pays tout entier manifeste sa reconnaissance. Il s’agit notamment des « martyrs post coloniaux, coloniaux et ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur le 26 mars 1991 ».
De cette date à aujourd’hui, le Mouvement démocratique a atteint l’âge de la maturité. En faisant un bilan du parcours, on se rend compte que les résultats sont bons. En témoignent, entre autres, la stabilité politique, l’alternance et la liberté de la presse dont notre pays peut se glorifier aujourd’hui.
"Notre pays a fait des progrès remarquables. Cependant il y a des défis à relever", a relevé le chef de l’État qui a saisi l’opportunité pour lancer un appel pressant pour une participation massive aux prochaines élections communales.
S. DOUMBIA

jeudi 19 mars 2009

Palais de la Culture : PROGRESSION CONFIRMEE


Source:l'Essor n°16405 du - 2009-03-18
Les administrateurs du palais de la Culture Amadou Hampaté Ba étaient réunis hier pour la 7è session du conseil d'administration.
A l'ordre du jour de la réunion, l'adoption du compte rendu de la session précédente, l'examen des projets de programme d'activités et de budget 2009, du projet d'accord d'établissement et du nouveau cadre organique.Établissement public à caractère scientifique, technologique et culturel depuis 2004, le palais de la culture Amadou Hampaté Ba a trois missions essentielles : stimuler la recherche et la création dans les domaines des arts du spectacle, organiser des rencontres artistiques et culturelles, former et perfectionner les artistes et les techniciens du spectacle.En novembre dernier, lors de la 6è session, les administrateurs avaient apprécié le travail accompli par la direction durant l'exercice 2008, à travers la réalisation des projets inscrits à son budget programme. Le rapport d’activité a souligné que les efforts en faveur de la création et de la diffusion artistique ont été une priorité au même titre que la promotion du spectacle vivant à travers les formations artistiques nationales. Cela notamment dans le domaine de la musique, du théâtre et de la danse. Sur une prévision de recettes d'un plus de 35 millions Fcfa en 2008, le palais a réalisé plus de 72 millions. Pour le même exercice, la subvention d'État était de 352 millions Fcfa.Un accent particulier avait été mis durant cet exercice sur la professionnalisation des prestations artistiques ainsi que sur le renforcement des capacités d'accueil des acteurs culturels.Au plan financier, malgré un environnement économique déprimé, la structure a multiplié les efforts, augmentant sensiblement du coup, ses ressources propres. Cette dynamique mérite d'être poursuivie, a préconisé Mohamed El Moctar, ministre de la Culture et président du conseil d'administration. La structure sera ainsi à même de jouer pleinement son rôle de pôle culturel national et d'espace d'expression de la diversité culturelle.Au cours de la même année, la direction a jeté les bases d'un partenariat dynamique et multiforme avec la coopération de l'Union européenne, celles de la France, de la Suisse et de l’Espagne. Une convention de coopération a été signée la semaine dernière entre le ministère de la Culture et l'Espagne (voir l’Essor du 13 mars). Cet accord appuie le développement des industries culturelles au niveau du palais et prévoit la construction d'une scène sur l'eau, modulable en restaurant, la production et la diffusion de jeunes talents et la formation.Le budget prévisionnel 2009 du palais, adopté par les administrateurs, s'équilibre en recettes et en dépenses à 559,9 millions Fcfa. L'apport de l'État se chiffre cette année à 476,7 millions. Les ressources propres attendues sont estimées à 83,187 millions Fcfa. Pour la directrice de l’établissement culturel, Mme Haïdara Aminata Sy, la belle performance réussie sur deux années consécutives signifie que le palais de la Culture est un établissement en constante évolution. Ce cap sera maintenu et renforcé, a-t-elle assuré. Les nombreux chantiers ouverts permettront également d'aider la structure à satisfaire la demande toujours croissante des usagers.


Y. DOUMBIA

mercredi 11 mars 2009

Festival Daoula : LES CHARMES DU COTON MALIEN


Source:l'Essor n°16401 du - 2009-03-12:
L'Association "Routes du sud" en partenariat avec la Coopération internationale principauté de Monaco vient d’organiser (6-8 mars) au Palais de la Culture Bazouma Cissoko, la 3è édition du festival "Daoula".
Ces rencontres autour du coton malien ambitionnent de valoriser la production cotonnière nationale et de galvaniser un secteur qui vit actuellement une crise sans précédent dans son histoire.La présidente de l'association, Mme Hawa Méïté, et des experts de la culture du coton ont discuté pendant trois jours sur les berges du fleuve "Djoliba" des perspectives du coton malien. La cérémonie d'ouverture de la manifestation suivie d'un concert géant gratuit était présidée par le ministre des Finances Abou-Bakar Traoré et son homologue de l'Agriculture, Tiémoko Sangaré.Hawa Méïté l'initiatrice de "Daoula" a souligné le prix que les autorités attachent à un coton qui perd progressivement son "Daoula", ou charme, dans notre pays. S’adressant notamment à la quarantaine d'invités étrangers présents à cette 3è édition, Hawa Méïté s'est réjouie qu'au delà des initiatives de valorisation de l'or blanc, le festival "Daoula" est en passe de devenir un véritable facteur d'intégration. Des invités venus des USA, de France, de Haïti, du Gabon, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal ont participé au festival.Le ministre Traoré a fait chorus et souhaité une mobilisation nationale autour du coton afin de redresser ce secteur qui fait partie de notre fierté. La production nationale de coton pour la campagne écoulée a été de 195 000 tonnes, un chiffre, à en croire Abou-Bakar Traoré, peu flatteur pour notre pays qui, pendant ses périodes fastes en récoltait plus du triple. Pour la campagne à venir, l’objectif est de remonter à 330 000 tonnes. Le coton représente 8% du PIB, entretient 4 000 emplois temporaires et fait vivre 4 millions de Maliens. La restructuration du secteur va déboucher sur la création de quatre nouvelles sociétés. Le ministre a précisé que 20% des parts reviendront aux producteurs, 2% aux travailleurs de la CMDT, l'Etat aura 17% tandis que 61% seront dévolus à un partenaire stratégique.La première journée du festival "Daoula" a été bouclée par un concert géant animé par Kassé Mady Diabaté, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah Cissé, Bonga des USA, le Français Adrien Feraud, l'inimitable Nahawa Doumbia, Haïra Harby etc...

S. KONATE

dimanche 8 mars 2009

A l'occasion de la Journée internationale de la femme 2009




Femme noire, femme africaine,

Ô toi ma mère, je pense à toi...

Ô Daman, ô ma Mère,

Toi qui me portas sur le dos,

Toi qui m'allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,

Toi qui la première m'ouvris les yeux aux prodiges de la terre,

Je pense à toi...

Ô toi Daman, Ô ma mère,

Toi qui essuyas mes larmes,

Toi qui me réjouissais le cœur,

Toi qui, patiemment, supportais mes caprices,

Comme j'aimerais encore être près de toi,

Etre enfant près de toi !

Femme simple, femme de la résignation,

Ô toi ma mère, je pense à toi.

Ô Daman, Daman de la grande famille des forgerons,

Ma pensée toujours se tourne vers toi,

La tienne à chaque pas m'accompagne,

Ô Daman, ma mère,

Comme j'aimerais encore être dans ta chaleur,

Etre enfant près de toi...

Femme noire, femme africaine,

Ô toi ma mère,

Merci, merci pour tout ce que tu fis pour moi,

Ton fils si loin, si près de toi.

Femme des champs, femme des rivières femme du grand fleuve,

ô toi, ma mère jepense à toi...

lundi 2 mars 2009

Journée mondiale des lépreux : UN ELAN SOUTENU DE SOLIDARITE


Source:l’Essor n°16394 du - 2009-03-02
La journée est une fête d'amour et de solidarité qui consacre une tradition bien établie depuis des années. Elle offre l'opportunité de mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre la maladie
La cause des malades de la lèpre est un combat qui dure depuis des décennies. En principe, la journée consacrée à cette cause est célébrée le dernier dimanche du mois de janvier. Mais pour des raisons de calendrier, la journée est marquée généralement en différé dans notre pays. L’arrivée du président Amadou Toumani Touré à la tête de l’Etat a permis de donner un cachet particulier à l’événement. Il faut dire que le chef de l’Etat entretient des relations particulières avec les malades de la lèpre pour les avoir côtoyés pendant de nombreuses années en tant que chef de la compagnie des commandos parachutistes basée à Djikoroni. La Journée mondiale des lépreux célébrée hier, a une nouvelle fois mobilisé grand monde. Le président de la République, Amadou Toumani Touré accompagné de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré a présidé la cérémonie au Centre national d'appui à la lutte contre la maladie (CNAM) à Djicoroni-Para. Il s’agissait de la 56è Journée mondiale des lépreux.Plusieurs autres personnalités étaient présentes : le Premier ministre, Modibo Sidibé, des membres du gouvernement, le président de la Fondation Raoul Follereau, Michel Recipon et son collègue de l'Union malienne Raoul Follereau (UMRF), Goulou Moussa Traoré, l'archevêque de Bamako, Monseigneur Jean Zerbo, des représentants du corps diplomatique et des partenaires techniques et financiers.
UNE PEUR ABSURDE : La Journée mondiale des lépreux est non seulement une occasion de mobilisation contre cette maladie mais aussi un moment de recueillement et de reconnaissance à l'endroit du « vagabond de la charité » que fut Raoul Follereau qui a porté au pinacle le combat contre la lèpre. L'événement est célébré chaque année dans 137 pays à travers le monde. L’esprit qui le sous-tend est de faire en sorte que les malades de la lèpre soient traités comme les autres malades et surtout de « guérir » les bien portants de la peur absurde qu'ils ont de cette maladie. On n’oublie pas évidemment ceux qui en sont atteints.Dans un passé encore récent, la lèpre était un grand problème de santé publique. Heureusement, il est sous contrôle dans notre pays. Cela est le résultat des multiples efforts déployés par les pouvoirs publics, les partenaires au développement et le personnel socio-sanitaire. Au regard de l’évolution de la situation, l’espoir est permis quant à l'élimination totale de la maladie dans notre pays. En effet, le Mali affiche 0,32 cas pour 100 000 habitants. L'Organisation mondiale de la santé fixe le seuil d'élimination de la lèpre à moins d'un cas pour 100 000 habitants. Le compte est donc plus que bon.Mais au delà de ces résultats probants, notre pays peut se prévaloir d’autres acquis comme la mise en synergie de différentes actions de lutte contre la lèpre et contre toutes les formes de la maladie. Les différents intervenants en la matière inscrivent leurs actions dans une vision globale de solidarité avec les malades. Ces acquis encouragent à maintenir le cap sur l’œuvre entamée par Raoul Follereau qui fut un modèle d'engagement contre la lèpre et toutes les formes de lèpre. Le président de l'Union malienne qui porte le nom de cet humaniste a rappelé l’engagement du président Amadou Toumani Touré pour la cause des victimes de la lèpre. La présence constante du chef de l’Etat au cérémonies annuelles contribue à la mobilisation sociale et à l'éveil des consciences pour briser « les barrières d'exclusion et faire du lépreux un homme à part entière, un citoyen comme les autres dans un Mali de solidarité, d'amour et de partage », a commenté Goulou Moussa Traoré, le président de l'Union malienne Raoul Follereau.Dans sa stratégie de lutte contre la lèpre, l'État multiplie depuis des années, les initiatives pour le dépistage précoce de la maladie et la prise en charge des personnes qui en souffrent. Le porte-parole des anciens malades et handicapés de la lèpre, Mamadou Coulibaly a témoigné de la reconnaissance de ses compagnons d’infortune au président de la République.La Journée mondiale des lépreux est une fête d'amour et de solidarité qui consacre une tradition bien établie depuis des années. Elle offre l'opportunité de mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre la lèpre.Le président de la Fondation Raoul Follereau, Michel Recipon a expliqué que la compétence du personnel, l'efficacité des méthodes et la qualité du traitement sont nécessaires pour guérir les malades de la lèpre. Il a assuré de l'engagement de la fondation qu’il dirige à soutenir techniquement et financièrement le Programme national de lutte contre la lèpre.
EXCLUSION, PAUVRETE ET MENDICITE : De son côté, le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, a peint le tableau épidémiologique de la maladie au Mali. Il a relevé que la lèpre n'est plus depuis 2001, un problème de santé publique dans le pays qui a enregistré, 659 cas au 4è trimestre de la même année. Pour un peu plus de 12,5 millions d'âmes aujourd'hui, il a été enregistré en fin décembre dernier, 410 cas de lèpre. Ce qui correspond à une prévalence de 0,32 cas pour 10 000 habitants. Le ministre de la Santé a cependant précisé que la vigilance reste de mise. Car la persistance de la transmission et les séquelles invalidantes chez les sujets dépistés incitent à ne pas baisser la garde.La Journée mondiale des lépreux constitue à la fois une occasion pour les malades de partager leurs préoccupations avec les autorités et pour celles-ci de manifester de la solidarité avec les malades.Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a témoigné que la célébration de la Journée mondiale des lépreux reste intimement liée à une bonne partie de sa vie. Il a souligné les avancées faites dans la lutte contre la lèpre dans notre pays. « Quand on parle de lèpre je me sens concerné. J'ai vu la maladie reculer, mais les séquelles sont là. La lèpre est vaincue en tant que telle, mais nous devons nous battre contre toutes les formes de lèpre, notamment l'exclusion, la pauvreté et la mendicité qui en sont les conséquences les plus graves. Par ailleurs, Amadou Toumani Touré, a rendu hommage à ses prédécesseurs, les présidents Modibo Keïta, Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré, pour avoir toujours présidé les cérémonies de célébration de la Journée mondiale des lépreux. Le chef de l’Etat a fait don d'un chèque de 3 millions de Fcfa, au jardin d'enfants, les "Moineaux". Les enfants de cet établissement préscolaire participent activement depuis des années à la Journée.Une visite de stands où étaient exposés des objets d'art confectionnés par les malades de la lèpre et une signature du livre d’or par le chef de l'État ont mis fin à la cérémonie.

B. DOUMBIA