dimanche 22 février 2009

A l'occasion de la journee nationale des lepreux:Raoul follereau, le Vagabond de la Charité En 10 dates clés


- 1903 Raoul Follereau naît à Nevers le 17 août, deuxième enfant d’une fratrie de trois ; son père est tué à la guerre, il quitte l’école pour aider dans l’atelier familial ; il étudie le soir avec un vieux prêtre et prépare son baccalauréat- 1918 Première conférence à 15 ans « Vivre, c’est aider les autres à vivre ! » : le cri de ses 15 ans, la devise de toute sa vie ; sa force intérieure se prépare et ses premiers écrits sont déjà empreints du désir d’aider et de partager- 1927 Il s’engage dans la bataille des idées et fonde la Ligue d’Union Latine : pour lui, le poète est « un conducteur, un guide d’âmes » ; il étudie l’influence de la culture française à travers le monde ; il édite plus de cent auteurs ; ses pièces sont jouées à la Comédie Française- 1936 Le choc de sa vie : rencontre fortuite avec des lépreux, lors d’un reportage sur les pas du Père de Foucauld ; six ans plus tard, autre rencontre déterminante, avec les Soeurs ND des Apôtres, qui ne supportent plus la relégation à laquelle sont condamnés les lépreux : Raoul Follereau devient l’avocat de « la minorité la plus oubliée du monde »- 1942 L’intellectuel engagé devient homme d’action : il donne la première des 1200 conférences qui permettront de collecter les fonds nécessaires à la construction du premier village pour des lépreux à Adzopé, en Côte d’Ivoire ; incomparable pourvoyeur d’idées, Raoul Follereau crée le Noël du Père de Foucauld, puis L’heure des pauvres (le Vendredi saint)… ; infatigable Vagabond de la charité, il commence à parcourir le monde pour rencontrer les lépreux, prendre conscience des besoins et apporter les réponses adaptées- 1944 Allant là où l’on ne va jamais, il révèle des drames ignorés, des vérités crues, réclamant de nouveaux équilibres économiques et sociaux. Il demande à Roosevelt « un jour de guerre pour la paix » et, 10 ans plus tard, à Eisenhower et Malenkov, « deux bombardiers » pour soigner tous les lépreux du monde- 1954 Il fonde la Journée Mondiale des Lépreux, célébrée depuis chaque dernier dimanche de janvier- 1965 Il initie l’ILEP, fédération des associations luttant contre la lèpre (pour harmoniser, répartir et coordonner les actions), mettant ainsi en oeuvre un véritable « marché commun de la lèpre »- 1971 Il crée l’Association internationale des fondations Raoul Follereau, aujourd’hui l’Union internationale des associations Raoul Follereau : chargées de diffuser le message de leur fondateur et de sensibiliser les populations locales, les associations Raoul Follereau soutiennent des projets de réinsertion sociale permettant aux malades handicapés de retrouver leur autonomie et leur place dans la société- 1977 Raoul Follereau meurt à Paris, le 6 décembre ; il est enterré au cimetière d’Auteuil.

Source:http://www.raoul-follereau.org

Exposition de peinture : L’ESTHETIQUE PARTICULIERE DE CLAUDE VIALLAT


Notre pays accueille en ce moment Claude Viallat, un peintre français de renommée internationale. L’artiste présente ses œuvres, simultanément au Musée national et au « Quartier Orange » en zone industrielle à Bamako. Ses toiles géantes sont exécutées sur différents supports (drap de lit, cotonnade, bâche, tente, parasol etc...).
Au total, 68 œuvres dont la dimension moyenne est de 4 mètres sur 4 sont exposées."Je peins un peu sur tout ce que je trouve", confirme le peintre. Son travail repose sur la reproduction de la même figure sur différents supports. Sa force est qu’il peint tous les jours. A répéter le même geste, il trace des formes harmonieuses et la même figure de base s'adapte aux différents supports. Il prend soin également de donner la même couleur aux bordures de la toile. « C'est comme le travail du maçon qui pose chaque jour des briques », résume-t-il. Résultat : une esthétique particulière. Si les peintres et dessinateurs se remettent perpétuellement en question à travers le renouvellement des formes et des figures pour Claude Viallat, le renouvellement total des formes ne paraît pas assez pertinent. Son œuvre s'inscrit dans un mouvement né au milieu des années 1960 en France. Le principe ? Partir d'une forme première, la développer, la différencier, la faire évoluer dans le temps et l'espace sans abandonner la configuration d'origine. Tout a commencé en 1966 lorsque des artistes, dont Claude Viallat, décident de décrocher les toiles des chevalets pour les poser à terre ou sur une table afin d'y peindre. Il ne s’agissait pas pour eux de réagir ainsi contre un ordre établi mais d’adopter une approche leur permettant simplement de mieux extérioriser leur sentiment ou leur inspiration.Pour Claude Viallat, une toile seule n'est rien en soi. C'est le processus ou le système qui est important. Le travail de Viallat est donc à comprendre comme un principe unique aux ramifications multiples. Il s'est ainsi libéré de toute contrainte de représentation. L'objet de sa peinture est la peinture elle-même, dit-il.Ses œuvres ont beaucoup de points communs avec l'art des teinturiers de chez nous. Cet art consiste à mettre de l'harmonie dans les différentes couleurs et figures. Ce rapport devrait aider le public malien à comprendre les œuvres du peintre français qui resteront exposées jusqu'au 15 mars prochain.Claude Viallat est né à Nîmes en France en 1936. Entre 1955 et 1959, il suit les cours à l'Ecole des beaux-arts de Montpellier. Sa peinture est figurative au départ. Après une longue interruption due au service militaire (1959-1961), Viallat poursuit ses études à l'École des beaux-arts de Paris (1962-1963) et devient un peintre abstrait. De 1964 à 1967, il s'installe à Nice, où il enseigne à l'Ecole des arts décoratifs, dans cette ville qui accueille sa première exposition en 1966. La même année, il met au point son procédé qui consiste à apposer la même forme en imprégnation sur une toile non tendue et non apprêtée. À cette forme rectangulaire, dont les contours rappellent vaguement une éponge, viendront s'ajouter d'autres éléments formels tels que le choix restreint de couleurs, des empreintes monochromes disposées régulièrement sur des fonds uniformes.Complexe ? Peut être. Hermétique ? Pas du tout comme les visiteurs bamakois pourront le vérifier.

Y. DOUMBIA

Source:l'Essor n°16388 du - 2009-02-20

mardi 17 février 2009

Trophées Kora 2009 : Bassékou Kouyaté et son «Ségou Blues» dans la course



«Maliennes et Maliens, je vous invite à envoyer par SMS «Bassékou Kouyaté» au 00 248 984 000. En le faisant plusieurs fois, vous faites la promotion de la musique malienne, en lui donnant la chance de remporter un trophée Kora de la musique africaine». C’est par cette phrase que Mohamed El Moctar, ministre de la Culture a introduit la conférence de presse qu’il a animée le mercredi 12 février 2009, en compagnie de l’artiste malien nominé aux Trophées Kora de la musique africaine édition 2009.Notre compatriote Bassekou Kouyaté, virtuose de la Kora a été cette année nominé pour la compétition des trophées Kora de la musique africaine édition 2009. Les cérémonies de la phase finale des trophées Kora de la musique africaine, édition 2009, auront lieu le samedi 11 avril 2009 à Lagos au Nigeria. En plus de la sélection d’un grand gagnant pour le prix du million de dollars US, les organisateurs ont innové en donnant la possibilité aux mélomanes et aux télespectateurs du réseau de télévisions CFI de voter par SMS au N°00 248 984 000, pour choisir le meilleur artiste africain de l’année. «C’est pour amener de nombreux Maliens à voter pour Bassékou Kouyaté que nous avons décidé d’organiser cette conférence de presse pour inviter nos compatriotes à envoyer Bassékou Kouyaté par SMS au 00 248 984 000», a déclaré le ministre de la culture. Mais qui est Bassékou Kouyaté ? Présenté comme le père de la renaissance du «N’goni» au Mali, Bassékou est né en 1966 à Garana dans la préfecture de Baraouéli. De tous les artistes musiciens maliens, Bassékou Kouyaté est celui qui a le plus contribué à la promotion du N’goni dans le monde. Son acharnement à faire confiance à cet instrument mythique lui donne aujourd’hui une renommée qui dépasse les frontières maliennes. Sans aucun doute, Bassékou Kouyaté fait partie de la catégorie des ambassadeurs de la culture malienne. De Garana à Bruxelles, en passant par Ségou, Bamako, Abidjan, Ouagadougou, l’Espagne, l’Italie, les Etats-Unis…, Bassékou à l’image d’un globe trotter, sillonne les grandes capitales du monde, pour ensemencer une partie de la culture malienne, le temps d’un festival ou d’un concert. Et pourtant rien ne le destinait à cette mission, si ce n’est son amour et sa détermination à redonner au N’goni sa splendeur d’antan.


Assane Koné


Source:LE REPUBLICAIN du,12/02/2009.

lundi 16 février 2009

Inventaire du patrimoine culturel : une base de donnees en chantier



Elle réunira des renseignements sur la localisation du bien, sa description, son statut (régime de propriété), sa protection juridique, son état de conservation et des observations sur le potentiel d'exploitation du site
Notre pays a entrepris depuis un an les travaux d'inventaire du patrimoine culturel national. Comme on peut en douter, il s'agit d'un énorme travail compte tenu non seulement de l'étendu du territoire, mais aussi de la richesse et de la variété de la culture. Ce "vieux pays" dont la première occupation humaine date du Quaternaire a aussi connu de nombreux mouvements de populations. De nombreuses expériences de recherche et d'étude ont déjà été effectuées dans notre pays. Seuls l'"Inventaire des sites archéologiques" et la "Carte culturelle du Mali" ont donné lieu à des publications.La conservation et la gestion du patrimoine culturel matériel et immatériel partent de la connaissance la plus complète possible qu'en ont les professionnels et les communautés. L'inventaire, outil essentiel pour l'identification et la connaissance de l'héritage culturel, tout autant que moyen permettant d'apprécier son état de conservation, ses valeurs et son interprétation, devient ainsi une activité nécessaire pour sa protection et sa promotion.Cet inventaire général du patrimoine culturel national meuble, immeuble et immatériel, a comme principe de base le développement et l'approfondissement des informations sur l'héritage culturel de notre pays, afin d'envisager les mesures adéquates de promotion et de gestion. Aussi la formation des formateurs et des encadreurs, le recrutement des experts et des enquêteurs, l'implication des partenaires de la culture, prévus à travers cet inventaire, créeront, assure Klessigué Abdoulaye Sanogo, directeur national du patrimoine culturel, des emplois et permettront-ils de "revitaliser les Commissions régionales de sauvegarde du patrimoine culturel".Trois types de fiches d'inventaire ont été conçues : une fiche pour le patrimoine culturel immobilier, une fiche pour le patrimoine culturel immatériel et une fiche pour les trésors humains vivants. Ces fiches ont aussi été homologuées par le Musée national du Mali. Le travail doit permettre d'avoir des renseignements sur la localisation du bien, sa description, son statut (régime de propriété), sa protection juridique, son état de conservation et des observations sur le potentiel d'exploitation du site, les travaux ou actions d'urgence à signaler entre autres. Ainsi après la conception et la validation des termes de référence au mois de mai dernier, la DNPC a procédé à la formation des formateurs en octobre. Une étape décisive dans la réalisation du projet d'inventaire, qui se poursuivra par la formation des 110 enquêteurs en raison de 2 par cercle. La première phase de cette formation concernera ceux des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et du District de Bamako. Elle aura lieu à Siby dans la région de Koulikoro à la fin de ce mois. Quant à la seconde, elle se tiendra immédiatement après la première, à Douentza dans la région de Mopti. Elle concerne les enquêteurs de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.
Recueil des données. Selon le planning préétabli, les enquêteurs devront partir immédiatement sur le terrain pour recueillir les données. Puis ce sera la mise en commun et le traitement des données. Au troisième trimestre de cette année 2009, prendra fin le travail d'inventaire par le choix des biens à protéger et la conception et réalisation d'une base de données.Quant aux critères de sélections, l'inventaire concerne les éléments du patrimoine culturel tel que défini par la loi relative à la protection et à la promotion du patrimoine culturel national et aux typologies indiquées dans les Conventions internationales ratifiées par le Mali en la matière. La première typologie est constituée par les monuments : oeuvres architecturales, de sculpture ou de peinture monumentales, éléments ou structures de caractère archéologique, inscriptions, grottes revêtant un intérêt particulier pour les communautés concernées ou ayant une valeur exceptionnelle du point de vue de l'histoire, de l'art ou de la science. Puis les ensembles : groupes de constructions isolées ou réunies ; les sites : oeuvres de l'homme ou oeuvres conjuguées de l'homme et de la nature, ainsi que les zones y compris les sites archéologiques ; les paysages culturels que sont les jardins et parcs, paysages associés à des phénomènes religieux ou à des faits sociaux (artistiques ou culturels) ; les pratiques, événements et représentations, les traditions et expressions orales (y compris la langue), les connaissances et savoir-faire des communautés ; les trésors humains vivants : personnes qui incarnent au plus haut point des compétences, connaissances et savoir-faire, nécessaires à la pérennisation de certains aspects de la vie culturelle des communautés et aires culturelles ; enfin les routes ou itinéraires culturels, qui concernent les parcours illustrant l'interaction du mouvement dans l'espace et le temps à travers des éléments matériels qui doivent leur valeur culturelle aux échanges et à un dialogue multidimensionnel entre les pays ou régions, ou encore à l'intérieur d'un pays précis.Cet inventaire général du patrimoine culturel permettra de faire l'état des lieux du patrimoine et identifiés de nouveaux biens inscrits et ou classés dans le patrimoine national du Mali. Il devra aussi faire mieux connaître en vue d'une meilleure promotion du patrimoine culturel national. Une base de données du patrimoine national sera créée et enfin l'offre touristique sera enrichie.






Y. DOUMBIA




Source:l'Essor n°16384 du - 2009-02-16.

samedi 14 février 2009

Le PDG de la SFI au Mali : ENSEMBLE POUR PROMOUVOIR LES INVESTISSEMENTS


Notre pays a engagé ces dernières années d’importantes réformes pour améliorer le climat des affaires.
Au nombre de ces reformes, la réduction du délai d'obtention du permis de construire ramené de 39 à 19 jours, le raccourcissement du délai de dédouanement, la baisse du droit d'enregistrement de 15 % à 7 %, la création d'un guichet unique pour les investisseurs. Mais ces différentes mesures n’ont pas produit les effets escomptés. Appréciant à leur juste valeur les efforts fournis par notre pays, la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, a décidé de l'aider à améliorer le rang qu’il occupe dans le "Doing Business", l’indice de mesure du climat des affaires. Le vice-président exécutif et PDG de la SFI, Lars Thunell, vient de boucler une visite de trois jours dans notre pays. Son séjour a pris fin, mercredi, par une conférence de presse qu’il a animée au siège de la représentation de la Banque mondiale. Lars Thunell était entouré de Mme Rachel Robbins, vice-présidente du département Légal de la SFI, Thierry Tanoh, vice-président de SFI-Afrique, Mme Yolande Duhem, directrice des opérations pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Le représentant résident de la Banque au Mali, Alassane Diawara était aussi présent.Le responsable de la Société financière internationale a réitéré le soutien de son institution à notre pays pour l'aider à améliorer le climat des affaires et inciter les investisseurs à s'y intéresser davantage.Un premier pas en ce sens est le soutien aux petites et moyennes entreprises. "La promotion des PME et PMI contribue à développer le secteur privé et à promouvoir la croissance économique durable", a précisé Lars Thunell. Le PDG de la SFI a relevé à ce propos que notre pays possède d’importantes potentialités d'investissements dans divers domaines comme l'agro-industrie, l'exploitation minière, l'artisanat et le tourisme. La SFI est prête à soutenir les entreprises qui interviennent dans le domaine agro-industriel. Elle a ainsi apporté son appui à la Banque Of Africa et à Ecobank pour le financement de PME-PME. Dans le secteur de l’agro-industrie, le groupe Achkar vient de bénéficier d'un appui de 8 millions d'euros, soit environ 5,2 milliards Fcfa. Le portefeuille d'investissement de la SFI se chiffrait avant cet appui à près de 7 millions de dollars, soit 3,5 milliards incluant des prêts à la Société d'exploitation d'or de Sadiola (SEMOS), à l'hôtel Azalaï Salam et à Graphique Industrie. Lars Thunell a relevé que la SFI avait été la première institution non résidente à émettre un emprunt obligataire libellé en Fcfa (22 milliards) pour faciliter la collecte de fonds par les entreprises des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. L’institution a engagée cette initiative pour aider à l’émergence de marchés financiers bien structurés et favoriser la croissance économique et l'intégration régionaleClassé 166è sur 181 pays dans le classement annuel « Doing Business », notre pays a encore beaucoup d’efforts à faire pour améliorer le climat des affaires. Le responsable de la SFI estime que le pays peut y arriver et qu’il dispose de nombre d’atouts pour attirer les investisseurs, notamment la stabilité politique et les potentialités naturelles.Le PDG de la SFI internationale a aussi évoqué les conséquences de la crise économique mondiale sur l'Afrique. Pour Lars Thunel, tous les pays seront directement ou indirectement touchés par une crise qui pourrait offrir une opportunité au nôtre de promouvoir des domaines comme l'agriculture et l'élevage. « Je pense que les autorités maliennes ont compris cela en initiant par exemple l’Initiative riz », a indiqué le responsable de la SFI. Au cours de son séjour, Lars Thunell a rencontré le président de la République Amadou Toumani Touré, le Premier ministre Modibo Sidibé et des membres du gouvernement.

Doussou Djiré

Source:l'Essor n°16383 du - 2009-02-13

mardi 10 février 2009

MALI-CHINE : Biographie du Président Hu Jintao‏



mardi 10 février 2009




Né en décembre 1942 à Jixi, Province de l’Anhui, Hu Jintao, a adhéré au PCC en avril 1964. Dès juillet 1965, il est entré dans la vie active. Auparavant, il a fait ses études à la faculté de conservation de l’eau de l’Université Tsinghua où il a obtenu un diplôme de spécialité en stations hydroélectriques. Il a ensuite travaillé en tant qu’ingénieur.
Il est aujourd’hui secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), président de la République populaire de Chine (RPC) et président de la Commission militaire centrale du PCC et de la RPC.

De 1959 à 1964, il a fait ses études au Département des sciences de conservation de l’eau à l’Université Tsinghua et a poursuivi ses études de 1964 à 1965 avant de devenir moniteur politique de ce département.
De 1968 à 1969, il a travaillé avec l’équipe de construction de logements du Bureau d’ingénierie de la Gorge de Liujiaxia relevant du ministère des Eaux.
De 1969 à 1974, il a été technicien et secrétaire du sous- bureau n813 relevant du quatrième Bureau d’ingénierie du ministère des Eaux et secrétaire adjoint de la cellule générale du Parti de la direction du sous-bureau.
De 1974 à 1975, il a été secrétaire de la Commission de la Construction de la province du Gansu (CCPG).
De 1975 à 1980, il a travaillé comme directeur adjoint de la section de gestion du design de la CCPG.
De 1980 à 1982, il a été vice-président de la CCPG et secrétaire du Comité de la Ligue de la Jeunesse communiste pour la province du Gansu (septembre à décembre 1982).
De 1982 à 1984, il a été membre du secrétariat du Comité central de la Ligue de la Jeunesse communiste de Chine et président de la Fédération nationale de la Jeunesse de Chine.
De 1984 à 1985, il a été premier secrétaire au secrétariat du Comité central de la Ligue de la Jeunesse communiste de Chine.
De 1985 à 1988, il a été secrétaire du Comité du PCC pour la province du Guizhou.
De 1988 à 1992, il a été secrétaire du Comité du PCC pour la Région autonome du Tibet.
De 1992 à 1993, il a été membre du comité permanent du bureau politique du Comité central du PCC, et membre du secrétariat du Comité central du PCC.
De 1993 à 1998, il a été membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, membre du secrétariat du Comité central du PCC, président de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC.
De 1998 à 1999, il a été membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, membre du secrétariat du Comité central du PCC, vice-président de la République populaire de Chine, président de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC.
De 1999 à 2002, il a été membre du comité permanent du bureau politique du comité central du PCC, membre du secrétariat du Comité central du PCC, vice-président de la Commission militaire centrale du PCC, vice-président de la République populaire de Chine, vice-président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine, président de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC.
De 2002 à 2003, il a été secrétaire général du comité central du PCC, vice-président de la Commission militaire centrale du PCC, vice-président de la République populaire de Chine, vice- président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine, président de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC avant décembre 2002.
De 2003 à 2004, il était secrétaire général du comité central du PCC, président de la République populaire de Chine, vice- président de la Commission militaire centrale du PCC et de la République populaire de Chine.
De 2004 à 2005, il était secrétaire général du comité central du PCC, président de la République populaire de Chine, président de la Commission militaire centrale du PCC et vice- président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine.
De 2005 à aujourd’hui, il est secrétaire général du comité central du PCC, président de la République populaire de Chine, président de la Commission militaire centrale du PCC et de la République populaire de Chine.
Au 17ème Congrès du PCC, il a été réélu membre du bureau politique, membre de son comité permanent, et puis secrétaire général du Comité central. Il a été aussi nommé président de la Commission militaire centrale du PCC pendant la première session plénière du 17ème comité central du PCC.
Lors de la 5ème réunion plénière dans le cadre de la première session de la 11ème Assemblée populaire nationale, il a été réélu président de la République populaire de Chine et président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine.
Lectures complémentaires :
Le
point de la coopération sino-malienne, La présentation de la République Populaire de Chine.
Source : AGENCE XINHUA
Cellule Communication Présidence de la République du MaliBP 10 BamakoTél./Fax : +223 20 70 20 07


Journée Internationale de lutte contre l'excision : JEUNES, ENGAGEZ-VOUS !




La grande salle du Centre international de conférences de Bamako a refusé du monde, vendredi lors de la Journée internationale de lutte pour l'abandon de la pratique de l'excision que notre pays célébrait à l'instar de la communauté internationale.
La mobilisation a été, en effet, à la mesure de l'enjeu d'un événement placé cette année sous le signe de l'engagement total de la jeunesse. Le thème retenu à cet effet était : "Tolérance zéro aux MGF/Excision : Les jeunes s'engagent".La cérémonie a réuni autour du ministre de la Promotion de la femme, de l'enfant et de la famille, Mme Maïga Sina Damba, plusieurs membres du gouvernement, la directrice du Programme national de lutte contre l'excision, Mme Keita Joséphine Traoré, des représentants du corps diplomatique et consulaire ainsi que de la société civile et des associations et Ong intervenant dans la lutte contre l'excision.Mme Keita Joséphine Traoré a rappelé les progrès et activités réalisés par son institution en matière de lutte contre cette pratique néfaste grâce à la volonté politique des pouvoirs publics. Elle a énuméré les acquis, les perspectives, les défis et les enjeux du Programme, citant entre autres la ratification du protocole de Maputo, la lettre circulaire du ministre de la Santé interdisant la médicalisation de l'excision, la prise en charge des victimes de l'excision, l'intégration du module de formation sur les MGF dans les écoles fondamentales et les écoles de santé, la sensibilisation de pairs éducateurs à travers le pays. Parmi les défis, Mme Keita Joséphine Traoré a distingué le renforcement du partenariat avec les bailleurs de fonds, l'amélioration de la communication entre tous les acteurs de la lutte, la poursuite et l'intensification du plaidoyer auprès des décideurs pour l'abandon de la pratique de l'excision. Elle a enfin souhaité l'adhésion de tous afin que la lutte soit effective et que cette pratique soit à jamais bannie de notre pays.Le représentant du Conseil national de la jeunesse, Amadou Obotimbé, a souligné combien le thème retenu pour cette journée interpellait les jeunes qui sont des futurs responsables et décideurs. Hamane Niang, le ministre de la Jeunesse et des Sports, a, lui, invité la jeunesse à s'impliquer davantage dans cette lutte qui la concerne au plus haut point. L'excision, a-t-il souligné, est devenue un véritable problème de santé publique qu'il faut solutionner dans l'urgence.Évoquant l'engagement de la jeunesse, le ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille a jugé que le thème retenu était un appel à l'endroit de la jeunesse qui constitue plus de 50% de la population et la couche la plus sensible. Mme Maïga Sina Damba a invité les acteurs de la lutte à développer des approches aptes à persuader les jeunes de s'investir davantage dans le combat. Cette nécessité justifie, de son point de vue, le choix du partenariat noué par son département avec celui de la Jeunesse et des Sports et le Conseil national de la jeunesse. Un partenariat qui s'attellera à organiser des sessions d'information et de sensibilisation sur les MGF avec l'implication de toutes les institutions étatiques et non étatiques qui s'occupent des jeunes tant en milieu urbain que rural. Elle a, à ce propos, félicité tous les intervenants dans la lutte pour leur engagement ainsi que les partenaires techniques et financiers pour leur appui constant. Des sketches, poèmes, plaidoyers et prestations d'artistes sur les méfaits de l'excision ont largement agrémenté la cérémonie.

Aïssata Traoré

Sourcel'Essor n°1380 du - 2009-02-10

mercredi 4 février 2009

Rallye Budapest-Bamako : UN BEL EXEMPLE DE TOURISME SOLIDAIRE



De nombreux caravaniers venus de Hongrie, dans le cadre de la 4ème édition du Rallye Budapest-Bamako, ont été accueillis samedi à l'hôtel Salam par le chef de cabinet du ministère de l'Artisanat et du Tourisme, Oumar Hamidou Soumaré.
L’accueil s’est déroulé en présence du président du comité d'organisation de la caravane Budapest-Bamako, le Dr Mamadou Sidibé. C'est la 4è fois consécutive que des caravaniers hongrois traversent notre pays. L'initiative est née des rapports que des étudiants maliens ont noués avec des jeunes hongrois durant leur séjour dans ce pays. Pour sa quatrième édition, le rallye Budapest-Bamako a enregistré cette année plus de 400 participants de 45 nationalités différentes. Cette caravane constituée de voitures, de motos et de camions prend la départ à Budapest, la capitale de la Hongrie, traverse 8 pays pour finir sa course à Bamako, d’où son nom Rallye Budapest-Bamako.Le chef de cabinet du ministère de l'Artisanat et du Tourisme, a jugé que la caravane Budapest-Bamako était une très grande entreprise qui en plus d’actions d'assistance, joue un rôle important au niveau de l'information correcte et rassurante du public européen.Pour Oumar Hamidou Soumaré, le rallye constitue une activité de grande communication qui a un impact stimulant sur le tourisme de masse en direction de notre pays. Il a témoigné des difficultés rencontrées en chemin par les caravaniers. Ceux-ci ont parcouru plus de 8700 km et traversé huit pays dont six en Europe et deux en Afrique avant d'arriver à Bamako. La caravane 2008 a mobilisé plus de 100 véhicules qui ont traversé des villages et villes du Mali en distribuant à chaque étape des vêtements, des médicaments et du matériel scolaire. Le chef de cabinet du ministère de l'Artisanat et du Tourisme a annoncé que son département envisageait de soumettre au comité d'organisation un projet de convention de partenariat visant essentiellement à développer une synergie d'actions, afin d'atteindre des objectifs spécifiques prioritaires de notre politique de développement touristique.Oumar Hamidou Soumaré a remercié les habitants des villages et villes traversés par la caravane et a salué les caravaniers pour leurs gestes avant de leur souhaiter bon retour dans leur pays.

Seydou TANGARA

Source:l’Essor n°16376 du - 2009-02-04

lundi 2 février 2009

Festival sur le Niger : SEGOU DANS TOUTE SA DIVERSITE CULTURELLE


La 5ème édition du Festival sur le Niger a fermé ses portes hier en fin d’après-midi. Cette édition aura répondu à toutes les attentes.Les deux premiers jours (jeudi et vendredi) ont été marqués par une intense activité : foire artisanale,
différentes prestations d’artistes à travers la ville de Ségou, excursions touristiques, conférences Le public ségovien, les festivaliers et touristes se sont laissés aller à cette grande fête qui célèbre la diversité culturelle.« Da ka di sogon ko » (littéralement, l’affaire du prix de l’hydromel du roi Da, en langue nationale bamanakan), une histoire du roi Da Monzon de Ségou, fut proposée à l’ouverture. A travers ce spectacle, les organisateurs entendaient montrer la grande diversité culturelle de Ségou. De fait, toutes les ethnies de cette région se sont retrouvées dans ce spectacle. Bref résumé de l’histoire. Tous les ans, chaque groupe de la population devait s’acquitter de « l’impôt royal » et faire par la même occasion allégeance au roi Da Monzon Diarra. Les sujets devaient arriver avec des instruments de musique et faire des démonstrations de pas de danse, avant de payer l’impôt. En retour, le roi leur offrait une gourde d’hydromel. C’est après le passage de tous les groupes de la population que le roi Da Monzon proclamait le début officiel des manifestations annuelles.Ces temps sont loin, mais les différents groupes ethniques (Bamanans, Bouas, Bozos, Somonos, Peulhs etc…), ont chacun montré des pans entiers de la culture de la Région de Ségou. Entre les passages de ces groupes, le maire de Ségou, Bréhima Thiéro, le directeur du Festival sur le Niger, Mamou Daffé, le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, s’étaient succédé au micro pour vanter les mérites du Festival sur le Niger. Puis, le Super Biton de Ségou, « Vieux Farka », Abdoulaye Diabaté et Mamou Thiéro ont donné le ton de cette édition. La première soirée de prestation sur la scène a permis Haïra Arby, Adja Soumano, les Amazones de Guinée, Babani Koné et Oumar Koïta, d’étaler tous leurs talents. Oumar Koïta, dont c’était la première prestation en « live » au pays depuis des lustres, était visiblement le plus attendu par les 3 000 spectateurs qui s’étaient massés sur la berge du fleuve. Accompagné par un groupe de musiciens dirigé par Wahab Berthé, le bassiste du groupe Bamada et le grand soliste Mamadou Doumbia (basé au Japon), Oumar Koïta a véritablement chauffé les lieux. Malgré l’heure tardive (sa prestation avait commencé après minuit), le public est resté débout tout au long de sa prestation.
Envoyés spéciauxY. DOUMBIA et H. KOUYATE

Source:l'Essor n°16374 du - 2009-02-02 .