vendredi 20 mai 2011

Lancement des livres édités en 2010-2011 : un groupe d’édition au chevet des écrivains maliens




Le journal le Republicain- Mali du 20 Mai 2011.

Le Figuier, Edis, Balani’s, Jamana, Cauris Editions et l’Association Sinsinbere, ont procédé au lancement des œuvres de Issaka Ahmadou Singaré, Jean Bosco Konaré, Mme Singaré Salamatou Maiga, Samba Niaré et Solomani Diakité. C’était au centre international de conférences de Bamako le 19 mai 2011. Etaient présents : le ministre de la culture, son homologue de la jeunesse, des écrivains venus de partout du pays, les hommes de culture et de nombreux invités.

« L’option pour une culture de la famille », tel est l’objectif visé par ce groupe d’éditions qui vient de lancer des œuvres d’écrivains de taille. Les œuvres furent tour à tour présentées par des sommités de renom après la présentation de la pièce de théâtre « Graine de sable » par l’acteur Michel Sangaré. En effet, Sidi Dagnoko a eu le privilège de présenter le livre de Jean Bosco Konaré sur Saboussiré, ville martyre et historique de la pénétration française. Selon le présentateur, l’écrivain a fait beaucoup de recherches. Il a révélé les idées de Fily Dabo Sissoko depuis les années 1945 à propos de la colonisation.

Ce livre, a-t-il indiqué, a évoqué les enjeux de la conquête coloniale, la pénétration et l’implantation française au Soudan. M. Dagnoko a expliqué la problématique du théâtre malien, son contenu avant l’ère démocratique en rappelant le contexte dans lequel « Graine de Sable » est né. Selon lui, cette pièce a été victime de censure des membres de la biennale de 1982. Cette pièce produite par le district de Bamako, 2ème au classement général, a été déclassée par les membres du jury. Il a parlé l’originalité de la pièce et de sa théâtralité car l’auteur pose le problème de la confiscation du pouvoir. Le deuxième caractère qu’il a révélé est que ces deux ouvrages sont d’une brûlante actualité. M. Dagnoko dira qu’il y a nécessité d’une réaffirmation de la présence africaine sur le plan international et a suggéré la création d’un cercle d’études qui s’appellera « Afrique Caraïbes ». Après, deux ouvrages de Issaka Ahmadou Singaré seront présentés par Ousmane Konaté. Il s’agit de « A bâtons rompus » qui révèle l’histoire de grain à Bamako où on réfléchi sur des questions importantes de la nation. Le thème de cet ouvrage porte sur l’impact de l’utilisation du bois de chauffe et du charbon. Il évoque également le problème de développement. Le deuxième ouvrage est « Les empoisonneurs de nuit ». Une histoire de flèches où les tueurs implacables sont des enfants en missions commandées. L’auteur évoque ici les crimes organisés par les adultes qui envoient les enfants pour tuer des personnes.

Ce sont en principe des empoisonnements faits par des spécialistes qui connaissent bien la nature. M’Bamakan Souko, quant à elle, présentera la trilogie, une série de livre de Samba Niaré : « un acte d’amour » dont « dajourou » est le sous-titre du premier volume, « Prantiké » acte d’amour II et le volume III qui relate une histoire de sida lequel décime un beau monde au « rail da ». Selon la présentatrice, ces œuvres ont un particularisme dans la trilogie de l’auteur. L’avant dernier ouvrage sera « Costume sacré » de Solomani Diakité ou l’araignée est prise dans sa propre toile. M. Bany a présenté le livre du professeur Singaré sur André Malraux, Léopold Sedar Senghor, Fily Dab Sissoko. Les deux premiers écrivains a-t-il indiqué, pensent qu’il faut partir du culturel vers l’économie et qu’il faut adapter le marxisme aux réalités modernes.

Parlant de l’ouvrage de Salamatou Maiga, il estime que l’auteur analyse l’œuvre de Fily Dabo Sissoko qui dans son contexte parle de la renaissance de la littérature malienne de 1930 à 1940, le rôle de l’écrivain.

D’autres auteurs ayant produit un dictionnaire en peulh seront à l’honneur. La seconde partie de ce lancement sera la remise de prix. Le ministre de la culture Hamane Niang a vivement encouragé les auteurs et les éditeurs. Il a encouragé la production qui peut permettre à notre culture de s’imposer sur le plan international. Selon lui, il y a une double dépendance à laquelle nos écrivains sont confrontés. Il a encouragé aussi l’édition des livres dans nos langues nationales. Enfin le ministre le la culture a invité ses collègues de la jeunesse, des enseignements à s’impliquer pour cultiver le goût de la lecture chez les élèves et étudiants.

Fakara Fainké.

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