lundi 31 mars 2008

Roman: "Une aube incertaine" de Moussa Konaté(le challenger-mali,le 30-03-08)





Une œuvre de maturité - "Une Aube incertaine" est le deuxième roman de Moussa Konaté, écrivain malien. C’est déjà une œuvre de maturité, tant par l’originalité de la technique narrative (propre à déconcerter un lecteur inattentif) que la multiplicité des visages évoluant dans un univers discordant. Aussi et surtout par le problème de l’intersubjectivité qu’elle pose, c’est-à-dire le conflit des consciences toutes désireuses d’autonomie.
Georges (une sorte de figure emblématique de l’amour défiguré) confie à l’abbé Thiam son désarroi intérieur, ses troubles psychologiques nés de son état d’âme d’être abandonné dès l’enfance par Waly et Bata (ses parents) et que nous connaîtront plus tard sous les noms chrétiens de Joseph et d’Antoinette.
C’était d’abord à Gallo, ‘’un village perdu dans une vallée…’’ où vivait en maître incontesté un certain Faran Diarra. ‘’Riche en cases, en bétail, il était’’. Aussi, venaient-ils se confier (en fait ‘’se donner’’) à lui des indigents, des nécessiteux qui devenaient de ce fait ses sujets. Et lui, il devenait leur seigneur. Et comme il les accueillait sous son toit, on le trouvait généreux.
De tous ceux que Faran a secourus et employés, Balla Cissé fut sans doute le plus célèbre. Car dans sa servilité, il eut le rare bonheur d’avoir deux femmes en mariage (bien entendu grâce à son maître Faran). Quand il mourut, sans force, il ne laissait derrière lui que sa première épouse et leur fils Waly. Tout augurait que ce fils allait suivre la tradition serve de son père. Car sa mère ne l’avait-il pas confié à Faran en ces termes : ‘’je viens te confier mon enfant… Il s’appelle Waly et il t’appartient’’ ? Mais Waly n’aura pas le même destin que son père. Un jour, il osa porter la main sur son maître, ‘’le bienfaiteur’’ de tous (ce dernier avait, en son absence, sans juste raison, frappé sa femme Bata). Pour avoir commis cet acte d’une témérité incroyable, Waly fut, dans l’abandon général, sérieusement battu par Faran. Humilié, blessé dans sa dignité et refusant désormais de croire ‘’à la générosité désintéressée d’un homme’’, notre malheureux homme (en compagnie de sa femme) partit pour ‘’la petite ville’’ où se trouvait une Mission catholique bien connue dans le milieu. C’était dans l’espoir d’y mener une vie indépendante. Mais on ne devient pas indépendant quand on n’a rien. Les premiers secours vinrent d’Auguste et de Félix Thiam (la mission n’étant plus nantie comme autrefois, au début de ses activités).
C’est surtout Félix qui jouera auprès du jeune couple le rôle du bon samaritain. Il était fortuné. Ayant été chargé par les missionnaires de la gérance du fonds commun, il sut, intelligemment et rapidement, s’enrichir. Il sortit prospère de la faillite de la sécurité sociale, sans que sa responsabilité en fût entamée. Et comme Waly et Bata étaient devenus des élus de l’infortune, Félix les aida dans un élan de ‘’générosité’’ qui allait un jour dire son véritable nom.
Car en acceptant l’aide de Félix, Waly et Bata devaient devenir chrétiens par la force des choses : Joseph et antoinette. Ainsi, le rêve d’indépendance du couple (surtout de Waly) était brisé. Devant les exigences de la vie (de plus en plus fortes) Joseph baissa le bras et …un jour, disparut. Et Antoinette, tout en faisant du petit commerce, se transforma en proxénète et en prostituée genre. Sa cour devint le lieu de rendez-vous de tous ceux qui mènent une vie dissolue (avec la boisson et le sexe comme principaux objets de plaisir).
Entre-temps, Georges avait grandi en âge, en excentricité: ‘’la vie de Georges, jusqu’à l’âge de dix ans, avait été une vie de vagabond’’, Antoinette le détestait, Félix aussi.
Finalement, c’est auprès de Hélène qu’il trouvera réconfort de soutien. Mais une Hélène qui n’était plus la même : impitoyable, méchante. Dès l’enfance, elle a souffert de n’avoir pas été aimée comme les autres. C’est cette frustration d’amour qui l’avait un jour amenée à tirer sur Hippolyte, son mari, le seul homme dont elle avait cru être aimée. Un meurtre qu’elle confessera plus tard à l’abbé Thiam. Douloureusement d’ailleurs. Hélène, devenue bonne, s’attacha à Georges et, pour le rendre suprêmement heureux, le maria à une femme du nom de Maran mais que le cynisme de son mari contraignit à abandonner le foyer.
Elle était partie pour Tila où Georges avait espéré (vainement) la retrouver avec son enfant. Le roman de Moussa Konaté débute par cette rencontre et s’achève par elle. Il témoigne du désastre que peut causer un manque d’amour, de la difficulté à pardonner ceux qui blessent en n’aimant pas. En somme de l’incommunicabilité de l’être, du mystère humain.
En effet, Georges et l’abbé Thiam resteront l’un pour l’autre des êtres à distance, en dépit de l’amitié dont ils ont toujours témoignée dans leurs rapports, en dépit du même sang qu’ils portent et qui est de Félix (l’amant occulte d’Antoinette).
Antoinette, comme son mari, avait fini par s’en aller, dans l’inconnu.
Un double abandon qui fera le malheur de Georges.
Par ailleurs, ‘’Une Aube incertaine’’, c’est aussi une réflexion sur les réalités de l’Afrique post-coloniale où l’on voit le menu peuple passer de l’espoir au désenchantement.
‘’Alors nous nous surprîmes à regretter le départ de l’homme blanc’’.
Assey AC
Le Challenger du 30 mars 2008

samedi 29 mars 2008

SENAFAB: Revoilà la 5è édition(les echos-mali du,27-03-08)





« C’est le minime sans ambition qui reste minime. Cette année, le CNCM entend présenter la Senafab 2008 sous un autre visage ». Ces mots sont du président de la Commission d’organisation de la 5è édition de la semaine du film africain de Bamako (Senafab), Sidy Diabaté.

L’édition 2008 de la Senafab s’ouvre aujourd’hui et va prendre fin le dimanche 30 mars. Le thème de cette année est « problématique de la production cinématographique et audiovisuelle : une approche sous régionale ».

La Senafab 2008 verra la participation des pays de la sous-région qui seront présents avec leurs productions. Cette année, contrairement aux éditions précédentes, les spécialistes du 7ème art vont ensemble dégager des pistes pour revitaliser la production et la formation d’une part, et la promotion et la mise en marche des productions audiovisuelles et cinématographiques par le biais de l’approche sous-régionale. «Nous voulions que Bamako devient un pole de développement du cinéma », a dit M. Diabaté. L’objectif recherché, selon le président de la commission d’organisation, est la reconquête de nos petits écrans inondés par des films étrangers.

La Senafab sera marquée par la projection de films traditionnels et classiques qui ont remporté des étalons lors des éditions du Fespaco « Ta Dona », « Kabala », « Faraw », « Sarraouina », « Djely »… Mais seront projetés également des films de séries télévisuelles maliens dans différentes salles de cinéma et dans les établissements secondaires.

Le CNCM, depuis l’arrivé de Moussa Ouane, son directeur, s’est engagé dans une politique de renouveau du cinéma malien. C’est dans ce cadre qu’il a mis sur écrans des films comme la série policière commissaire Balla, Duel à Dafa, grin…

vendredi 28 mars 2008

Festival de Koumantou : UNE GRANDE FÊTE POPULAIRE(l'essor-mali,le 28-03-08)



Les villages de Kola et de Niamala et l'arrondissement central de Koumantou ont été choisis par l'Association pour le développement de la commune de Koumantou (Adakom) pour abriter la 3è édition du festival de Koumantou.
Trois jours durant (22-24 mars), une trentaine de troupes de musiciens et danseurs venues de plus de 11 villages ont emballé un public estimé à près de 15 000 personnes. Les spectateurs sont venus de la commune de Koumantou, Bamako, Sikasso, Abidjan, Ouagadougou. Trois ministres, Mohamed El Moctar (Culture), N'Diaye Ba (Artisanat et Tourisme) et Tiémoko Sangaré (Agriculture), étaient les invités de marque de l'événement.A l'instar des deux premières éditions, les organisateurs ont choisi de décentraliser la manifestation afin de permettre au maximum de villages de la vivre au plus près. Ainsi c'est Kola qui a eu le privilège d'abriter, samedi, la cérémonie d'ouverture. Tôt le matin, les habitants de la localité et des villages voisins ont convergé, avec les masques et aux sons des balafons, des tam-tams, des bara, des karignan, des flûtes. Chacun rivalisait d'originalité pour apporter sa contribution à la réussite de l'événement. La société sécrète, le "Nonfri", a été, encore une fois, l'une des attractions du festival. Accompagnés d'un air très sobre de balafon, d'un petit djembé, d'un karignan et de deux colo-colo (tronc de bois évidé), deux jeunes hommes ont exécuté des pas de danse, vêtus d'une combinaison de couleur ocre, la tête recouverte d'un masque-cagoule percé de trous pour le nez, les yeux et la bouche. La tradition veut que la sortie de ce masque soit toujours suivie de pluie. La tradition a été respectée comme lors de la première édition du festival. Le village a été si bien arrosé dans l'après-midi que les festivités ont été interrompues. La prestation des troupes invitées Gina dogon de Sangha et Kotèba de Kolokani a aussi constitué l'un des moments forts du festival. En effet, l'Adakom a fait preuve d'ouverture en associant ces groupes d'autres aires culturelles du pays à sa manifestation. Une option appréciée et particulièrement applaudie par les spectateurs.Koumantou a vécu deux spectacles nocturnes, avant que les festivaliers ne se transportent, dimanche, sur la place publique de Niamala. Le spectacle était riche en couleurs avec le bari de Koumantou et Werkela, le balafon de Béréla, le soli de Soumba Togola de Tabacoro, la flûte des forgerons de Wincala et surtout le wassamba de Niamala. Des milliers de spectateurs se sont laissés entraîner par le rythme endiablé du bari et du balafon. Le wassamba, cette musique instrumentale des circoncis, a ému l'assistance. Dans le village, ces airs accompagnent les jeunes (12-15 ans) qu'on emmène au milieu de la nuit au bord de la rivière pour leur faire subir l'épreuve du fer. La flûte souligne aux villageois, tenus à l'écart, les différentes étapes de l'épreuve. Aux différentes intonations de la flûte, l'initié sait si des problèmes sont survenus ou si l'épreuve s'est bien déroulée. Le wassamba a réveillé chez nombre de spectateurs des souvenirs de l'épreuve de la circoncision, des souvenirs qui ont parfois fait venir les larmes aux yeux.Dans la matinée de dimanche, peu avant de gagner Niamala, Mohamed El Moctar, le ministre de la Culture, accompagné notamment du général Tiécoura Doumbia, le président de l'Adakom, a visité le premier bois qui a accueilli Kouman Koné, le fondateur du village de Koumantou. Celui-ci a séjourné près de cette forêt avant de disparaître vers 1875. D'autres bois comme le "Fourou" ou vestibule sacré de Koumantou, "Dugutu", bois sacré jouxtant le village de Tabacoro, "Tudombali" du même village et le puits sacré de Boufala, près de Kola, ont aussi reçu la visite des officiels.Y. DOUMBIA

mardi 25 mars 2008

Situation au Nord-Est de Kidal : Déclaration des communautés Arabes et Touarègues du Mali‏




Nous, Responsables politiques, administratifs, chefs traditionnels, opérateurs économiques, étudiants, paysans, éleveurs et autres des communautés Arabes et Touarègues du Mali, en parfaite harmonie de cohabitation avec toutes les communautés nationales, notamment celles du Nord Mali : Songhaï, Peulh, Arma,
• Condamnons, avec la dernière rigueur, les évènements survenus dans le cercle d'Abeibara les 20, 21 et 22 mars 2008, suite à l'attaque d'un convoi militaire par des individus armés ; lesquels évènements se sont soldés par des dégâts matériels et humains déplorables.
• Faisons remarquer qu'il existe, fort heureusement, au Mali, un cadre démocratique et idoine de règlement de tous les problèmes consécutifs à la crise au Nord Mali.
• Estimons que ces actes de violence perpétrés sur des éléments de notre Armée Nationale, dans l'exercice de leur mission, sont d'autant plus injustifiés qu'il existe un cadre réel d'expression de toute forme de doléances, d'exigences économiques ou sociales grâce à la représentation locale, régionale et nationale de toutes les communautés à travers les conseils communaux, les conseils de cercle, les assemblées régionales, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales et l'Assemblée Nationale.
• Demeurons convaincus que toute solution au problème du « Nord Mali » doit être envisagée dans le cadre :
du Pacte national ;
de l'Accord d'Alger ;
du Programme Décennal des régions du Nord Mali issu du Forum de Kidal.
• Rejetons avec la plus grande rigueur l'ethnicisation qui est faite de ce problème par une certaine presse internationale et nationale.
• Lançons un appel pressant aux auteurs des ces violences injustifiées pour que celles-ci cessent immédiatement afin que la paix et la sécurité reviennent dans cette partie du territoire national.
• Demandons à la communauté internationale de soutenir le Gouvernement de la République du Mali pour accélérer le retour de la paix et de la sécurité et permettre un développement rapide de cette partie du pays.
• Exhortons le Président de la République, Monsieur Amadou Toumani Touré, à persévérer dans la voie du dialogue et de la mesure qu'il a lui même choisie, à user de son influence pour éviter tout nouveau dérapage et d'éventuels amalgames qui pourraient être associés à la crise actuelle. A cet effet, les communautés du Nord Mali (Songhay, Arabes, Peulh, Arma et Touarègues) restent disponibles et mobilisées à ses côtés pour trouver une solution durable à ce douloureux problème national.
• Exprimons notre sympathie et notre solidarité à notre vaillante Armée Nationale, et la félicitons pour tous les efforts et sacrifices qu'elle fournit dans ses missions constitutionnelles.
• Présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaitons prompt rétablissement aux blessés.
Les Communautés

vendredi 21 mars 2008

culture de la paix



Selon la définition des Nations Unies, la culture de la paix est un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s'attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats (résolutions des Nations Unies A/RES/52/13 : culture de la paix et A/53/243 : Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix). Pour que la paix et la non-violence prévalent, il nous faut :
renforcer une culture de la paix par l’éducation
par la révision des programmes d’enseignement afin de promouvoir des valeurs, des comportements et des modes de vie qui vont dans le sens d’une culture de la paix tels que la résolution pacifique des conflits, le dialogue, la recherche de consensus et la non-violence. Une telle approche éducative devrait par ailleurs être dictée par les objectifs suivants :
promouvoir le développement économique et social durable
par la réduction des inégalités économiques et sociales, l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire durable, la justice sociale, des solutions durables aux problèmes de la dette, l’autonomisation des femmes, des mesures spéciales pour les groupes aux besoins particuliers, la durabilité environnementale,…
promouvoir le respect de tous les droits de l’homme
les droits de l’homme et la culture de la paix sont complémentaires : lorsque la guerre et la violence prédominent, il est impossible d’assurer les droits de l’homme; de la même façon, sans droits de l’homme, sous toutes leurs formes, il ne peut exister de culture de la paix…
assurer l’égalité entre les femmes et les hommes
par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin,…
favoriser la participation démocratique
parmi les fondations indispensables à la réalisation et au maintien de la paix et de la sécurité figurent des principes, des pratiques et une participation démocratique dans tous les secteurs de la société, un gouvernement et une administration transparents, la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la corruption, les drogues illicites et le blanchiment d’argent…
développer la compréhension, la tolérance et la solidarité
pour abolir les guerres et les conflits violents, il faut transcender et dépasser les images de l’ennemi par la compréhension, la tolérance et la solidarité entre tous les peuples et toutes les cultures. Apprendre de toutes nos différences par le dialogue et l’échange d’informations est un processus qui ne peut être qu’enrichissant…
soutenir la communication participative et la libre-circulation de l’information et des connaissances
la liberté de l’information et de la communication et le partage de l’information et des connaissances sont indispensables pour une culture de la paix. En même temps, des mesures doivent être prises pour contrecarrer la promotion de la violence par les médias, y compris par les nouvelles technologies de l’information et de la communication…
promouvoir la paix et la sécurité internationales
les acquis de ces dernières années en matière de sécurité humaine et de désarmement - dont les traités concernant les armes nucléaires et le traité contre les mines anti-personnelles – devraient nous encourager dans nos efforts en ce qui concerne, par exemple, la négociation de règlements pacifiques des différends, l’élimination de la production et du trafic illicite d’armes, les solutions humanitaires dans les situations de conflit, les initiatives visant à remédier aux problèmes qui surgissent après les conflits…

Exposition : LA "FORCE NOIRE" DES "TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS"(l'essor-mali du 21-03-08)





Une quinzaine de portraits de soldats africains et français sont exposés depuis lundi dernier dans le hall du Centre culturel français.
Le regard du visiteur est irrésistiblement capté par le portrait géant d'un soldat africain aux pieds nus, la tête coiffée d'une chéchia rouge. Ou encore par celui de Mamadou Racine Sy, inscrit au registre du bataillon des tirailleurs sénégalais sous le numéro 942, et premier Africain élevé au grade de capitaine, côtoyant la photographie du général français, Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 puis de 1863 à 1865. Des photographies de soldats indigènes, aguerris au métier des armes et qui composent l'essentiel des colonnes de l'armée française sur les fronts de la Seconde guerre mondiale, sur les champs de bataille du continent africain et d'Indochine, y sont également exposées. On peut également admirer des instantanés retraçant l'histoire de la collaboration militaire entre la métropole et les pays africains jusqu'aux années des indépendances. Ces images exposées dans le cadre de l'exposition intitulée "Force noire", sont le résultat de trente ans de recherches menées par les Français Eric Deroo et Antoine Champenaux, respectivement historien- réalisateur et lieutenant-colonel. Loin de vouloir alimenter la polémique sur le traitement injuste dont sont victimes les anciens combattants africains, Eric Deroo et Antoine Champenaux entendent aider les pays africains à se doter de documents de témoignages sur ces tranches d'histoire du continent sur différents supports, notamment en photographies et en films DVD. " Nous voulons rendre hommage aux Africains et mettre à la disposition des pays, une partie de leurs mémoires. Votre continent a fort besoin de cela pour l'enseignement de son histoire dans un monde en perpétuelle mutation" a expliqué Eric Deroo. Il revient donc aux Africains de bien conserver les documents qui seront mis à leur disposition, a-t-il ajouté. Les scolaires lui ont donné raison en visitant massivement l'exposition.M. KONATÉ

mercredi 19 mars 2008

sortie demain 20 mars 2008 du livre "ENFANTS DES SABLES"















demain jeudi 20 mars 2008 c'est la date de la sortie officielle du livre "enfants des sables",oeuvre des freres Moussa et Ibrahim Ag Assarid,à l'occasion du salon du livre de Paris.

LA PROMOTION DE LA CULTURE MALIENNE(Nouvel Horizon-mali du 19-03-08)



La Maison de la Presse a abrité le mardi 18 mars 2008, une conférence de presse organisée par la cellule de coordination du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisée (PSIC). En effet, l'objectif essentiel de cette rencontre était de porter à la connaissance du public les résultats de ce programme qui a débuté depuis 2005, mais aussi et surtout de partager l'expérience de partenariat du PSIC avec les acteurs de la promotion culturelle de notre pays.

Cette conférence était animée par le coordinateur du programme, Dr Boubacar Hama Diaby, accompagné par le représentant de l'Union Européenne, Guy Waaub, un des bailleurs de fonds potentiel.

Rappelons que le PSIC est une structure qui a pour vocation d'appuyer les acteurs culturels privés à travers son Fonds Européen de Développement.

OBJECTIF DU PSIC
En effet, l'objectif de ce programme est de contribuer au développement culturel pour favoriser l'enracinement du secteur dans une dynamique de développement économique et social. Il s'agit de ce fait de s'appuyer sur la promotion de la richesse et de la diversité culturelle et artistique aux plans nationaux et internationaux.

Selon le coordinateur du programme, spécifiquement, c'est une initiative de renforcement des compétences techniques et artistiques des organismes personnalisés du ministère et des acteurs culturels, dans le souci de développer les différents domaines des arts et de la culture.

Par ailleurs, depuis l'indépendance, le Mali a connu un certain nombre de valeurs de sa culture, compte tenu de la libéralisation des voies dans ce domaine. Tel a été d'ailleurs le chemin directeur de la pensée des autorités de l'Etat. C'est pourquoi, aujourd'hui, ce secteur reçoit d'énormes financements pour l'émergence culturelle, un levier phare du développement de notre pays. Il a rappelé que ce projet est la composante du programme d'appui à la valorisation des Initiatives d'Appui à la Valorisation des Initiatives Artistiques (PAVIA), chargée de l'appui aux acteurs culturels privés.

UN PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE CAPACITE Le Programme d'Appui à la Valorisation des Initiatives Artistiques (PAVIA) et le PSIC sont les fruits de la coopération entre le gouvernement malien et l'Union Européenne qui en est le bailleur exclusif. Ce projet a vu le jour en juillet 2005. Il est financé sur les ressources du 9e'"e Fonds Européen de Développement pour une durée de quatre ans. Il soutient le financement des projets culturels pour une véritable promotion du secteur.

Il contribue également à une action d'incitation des jeunes vers ce domaine pour résorber le chômage ; renforcer les capacités du Musée National pour qu'il soit une référence mondiale. Ce qui fait donc de ce programme, selon M. Diaby, un canevas de la promotion des styles culturels tout en renforçant les mesures de lutte contre la pauvreté. C'est un véritable outil de mise en valeur des domaines divers tels la musique, le théâtre, les arts plastiques, l'édition, le festival, l'artisanat d'art, la mode et le stylisme, la conservation du patrimoine, la danse, les spectacles, le cinéma.

Depuis le lancement du PSIC en 2005, il y a eu 310 projets d'initiatives culturels soumis aux propositions du financement sur lesquels 59 ont été financées pour un montant total de 743 844 012 F CFA.

En observant ces projets d'initiative culturelle, on constate une disparité plus ou moins importante entre le District de Bamako et les 8 régions du pays avec 170 projets pour 54% de financement. En terme de formation de 2006 à 2008, 20 opérateurs et structures culturels ont été formés en montage de projets et gestion comptable. Ensuite 18 animateurs culturels des radio FM ont reçu des formations du renforcement de capacité.

LES CRITERES D'ELIGIBILITE
Pour bénéficier du financement de la culture, il faut être de nationalité malienne et un homme de culture, avoir ensuite une compte bancaire. Ainsi, le programme est réparti sur toute l'étendue du territoire national, pas de critère de genre. Aussi, aucune expression n'est exclue, cela pour donner la chance aux structures décentralisées leur permettant de façonner le développement culturel au Mali.
Pour l'atteinte de cet objectif, 60% de financement sont mis à disposition des initiatives des entreprises culturelles et la professionnalisation, gage de la segmentation de la valeur culturelle au service du développement socio-économique et culturel.

LA PROCEDURE DE VALIDATION DES DOSSIERS
D'après le coordinateur, après l'obtention du financement les porteurs de projets s'engagent avec l'administration du PSIC sur la base d'un contrat de subvention. Mais avant la validation du dossier il est soumis à un contrôle administratif et une évaluation complète par des structures indépendantes et cela pour des questions de transparence.

Pour terminer, le représentant de l'Union Européenne, la structure phare de financement, a souligné que compte tenu des potentialités culturelles au Mali. 15 millions d'euros sont déboursés par l'E.U dans le cadre de la promotion de ce secteur surtout pour promouvoir le volet économique.

Il n'a pas manqué de signaler l'importance capitale du secteur culturel qui constitue 2,35% du PIB et 5% pour l'emploi dans notre pays.

Maison africaine de la photographie : À LA CROISÉE DES GRANDES ÉVOLUTIONS(l'essor du 19-03-08)


Les locaux de la Bibliothèque nationale ont servi hier de cadre aux travaux de la deuxième session ordinaire du conseil d'administration de la Maison africaine de la photographie (MAP), travaux présidés par le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar.
Celui-ci a souligné les grands défis se posent à l'établissement comme la nécessité de construire un siège permanent, le passage du support argentique à la photographie numérique, le renforcement des compétences tant au niveau institutionnel qu'à celui des associations et des professionnels du secteur et l'avenir des Rencontres africaines de la photographie de Bamako. Le ministre a noté que notre pays disposait d'importantes archives photographiques sur support argentique dont l'évolution des technologies rend difficile l'exploitation et la conservation. Il est donc nécessaire de définir une stratégie globale permettant le passage de l'argentique à la photographie numérique, a-t-il préconisé. Dans ce contexte, a-t-il indiqué, il est essentiel de définir des actions concrètes pour la formation des acteurs de la filière photo. Soulignant les difficultés rencontrées dans la gestion des Rencontres de la photographie africaine de Bamako, le ministre de la Culture a préconisé une diversification des partenaires et une meilleure appropriation de cette manifestation par le public. Après la cérémonie d'ouverture, les membres du conseil d'administration sont entrés dans le vif du sujet. Au menu des discussions : le procès verbal de la précédente session, les rapports d'activités et l'état d'exécution du budget de l'exercice écoulé. Ils ont ensuite examiné et adopté le budget 2008.Les administrateurs ont analysé les diverses activités menées par la MAP en 2007 : organisation de sessions de formation, tenue de la 7è édition des Rencontres de la photographie africaine de Bamako, organisation de conférences-débats et d'ateliers pour les professionnels, réalisation des documents sur le fleuve Niger, élaboration du répertoire photographique, études sur les laboratoires photographiques de Bamako. Pour 2008, le budget de la MAP se chiffre à 180 millions Fcfa, dont 10 millions de ressources propres

mardi 18 mars 2008

Tourisme, le "Monde à Paris" : LE MALI JOUE DE LA SÉDUCTION ET DE LA PERSUASION(l'essor du 18-03-08)





Notre pays est devenu un habitué des grands rendez-vous du tourisme à travers le monde.
Témoigne sa participation au "Monde à Paris" (MAP), une association de deux événements que la capitale française a abrités du 13 au 17 mars : le Salon mondial du tourisme (SMT) et le Marché international du tourisme. Cette première édition du "MAP" s'est déroulée au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Pendant ces cinq jours, plus de 10 000 visiteurs professionnels dont 33% provenant d'offices de tourisme étrangers et 25% d'agences de voyage françaises se sont donnés rendez-vous à la Porte de Versailles. Les autres professionnels présents se repartissent entre les chaînes hôtelières, les compagnies de navigation maritime spécialistes de croisières, les transports (aérien, ferroviaire, autocaristes), les loisirs, les services et les réseaux. Notre pays qui ambitionne de faire du tourisme un moteur du développement ne pouvait, en aucun cas, manquer un tel rendez-vous. C'est ce qui explique sa forte participation à l'événement, marquée par la présence des deux ministres concernés par la promotion du tourisme. Il s'agit de N'Diaye Ba, le ministre de l'Artisanat et du Tourisme et de son collègue de la Culture, Mohamed El Moctar. En effet, le tourisme est essentiellement culturel dans un pays continental comme le nôtre, qui n'a pas d'accès la mer pour d'offrir des stations balnéaires.Ainsi en plus du stand Mali qui trônait au milieu du Hall 3 avec son décor de bois et de bogolan, les visiteurs ont pu faire connaissance avec notre pays grâce à des projections vidéo et à une musique qui n'a cessé de les bercer.Plus d'une dizaine d'agences de voyage qui vendent la "destination Mali" en France étaient présentes pour la circonstance. Il s'agit, entre autres, de grands professionnels du tourisme comme ATS, Tam voyage, West Air Service, Mali travel tour.La hutte touarègue dressée par nos représentants a eu un réel succès à en juger par la curiosité qu'elle a suscitée au sein des nombreux visiteurs qui se bousculaient à l'entrée. Sur le plan institutionnel, le ministère de l'Artisanat et du Tourisme à travers l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie (OMATHO), a organisé une conférence-débat intitulée "Dialogue sur le Mali". Elle a porté sur les différents événements de dimension internationale que notre pays se prépare à organiser en octobre prochain. Il s'agit du Salon international du tourisme (SITOUR) de Bamako et du Forum international du tourisme solidaire (FITS). Le premier est une innovation qui regroupera au Centre international de conférence de Bamako (CICB), les professionnels du tourisme de la sous-région et ceux du monde entier. Le rendez-vous ambitionne de faire de notre pays une destination touristique incontournable en attirant davantage de voyageurs.Quant au FITS il est organisé conjointement, pour la troisième fois, avec des organismes et associations. Les deux premières éditions ont eu lieu respectivement à Marseille en France et à Mexico au Mexique.Le second élément de "Dialogue sur le Mali" concernait nos 4 festivals phares : le Festival sur le Niger à Ségou, le Festival Son et Lumière de Kayes-Médine, le Festival Tamadach qui se tient Anderamboukan et le Festival au Désert d'Essakan. Autant d'événements qui attirent déjà de nombreux touristes, mais qui ont encore besoin de promotion sur le plan international. Surtout à l'occasion de ce genre de forum où les pays rivalisent d'attraits touristiques